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Automobile : l’arnaque des «consommations officielles »

Thème : Arnaque
Publiée le 22/05/2012 |
7348 | 5
Révélée par SECHER Yvonne |
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L'arnaque des consommations d'essence dévoilée au grand jour

Quel est l’automobiliste qui n’a pas constaté une différence notable entre les consommations « officielles » qui lui ont été communiquées par son vendeur automobile et la triste réalité de la consommation effective de son véhicule?

Comme tout le monde, j’en ai fait la malheureuse expérience. Contrariée par cette situation, je me suis un peu renseignée pour comprendre cet écart assez significatif. D’abord auprès de mon garagiste : celui-ci m’explique sans me convaincre que je ne conduis pas bien et que je dois un peu trop appuyer sur le « champignon ». Oui, bien sûr, il est connu que la femme est une piètre conductrice (n’est-ce pas mes autres congénères de la gente féminine, vous vous êtes reconnues) ! Et je passe sur les autres tentatives d’explication plus absurdes les unes que les autres. Sauf que j’attends toujours une réponse satisfaisante. A bout d’argument, ce macho de la pire espèce me donne la documentation technique et m’invite à en prendre connaissance avec un mauvais sous-entendu qu’elle est sérieuse et que moi……je vous laisse comprendre la fin.

Bonne élève, je me suis rendu dans plusieurs garages recueillir la documentation sur les véhicules automobiles en vente. J’ai constaté une présentation totalement identique, sans aucune explication, totalement insipide. Alors, contrariée, je me suis dit qu’il fallait peut-être chercher du côté de l’Europe. Peut-être que ma réponse se trouvait en Belgique, à Bruxelles, haut lieu de la réflexion européenne et des textes européens qui nous gouvernent. Qu’ai-je retenu de mes recherches ?

Tout d’abord, et pour comprendre le problème posé, il faut remonter en 1972, date de la première règlementation européenne antipollution qui voit le jour (il faudra attendre 1984 pour les diesels, sic !). Depuis cette date, tous les constructeurs travaillent à démontrer la faible pollution de leurs véhicules (grâce à une faible consommation d’essence) et une course-poursuite s’est engagée entre l’Europe et les constructeurs automobiles :

- Norme antipollution de 1988 appelée Euro 0, - puis en 1993 la norme Euro 1, - viennent ensuite la norme Euro 2 en 1996, la norme Euro 3 en 2000, la norme Euro 4 en 2005,

- la norme Euro 5 en 2009…et enfin la norme Euro 6 à venir en 2014 qui ont imposé des règles de plus en plus contraignantes avec pour finalité une réduction drastique des particules émises dans l’air.

Simple citoyenne européenne, je me félicite de ce travail de nos fonctionnaires européens qui traquent sans relâche ces particules, sources très importantes de nos pollutions actuelles et causes de bon nombre de maladies nombreuses et variées et pour les plus graves les cancers. Mais, là où le bât blesse, ce sont les conditions dans lesquelles les tests sont effectués. On a tous en mémoire la fameuse étiquette collée sur le pare-brise des véhicules mis en vente où sont indiquées les consommations et émissions de CO2. Ces indications sont directement issues des tests effectués dans le cadre de la procédure d’agrément européen. Ils sont réalisés, en fait, dans un environnement totalement déconnectés de notre réalité quotidienne. C’est ainsi, par exemple, que pour les véhicules hybrides, les trois quart des tests sont effectués avec le moteur électrique et non le moteur thermique, aboutissant par voie de conséquence à des résultats de consommation très différents de la réalité (environ 30 %). De même, les accélérations se sont font très lentement (plus de 40 secondes pour aller de 0 à 70 km/h alors que la moyenne d’un véhicule moyen est d’environ 15 secondes) pour limiter au maximum la consommation d’essence. Il n’est pas tenu compte, également, des utilisations des éléments de confort du véhicule, telle la climatisation ou le GPS.

Les exemples sont nombreux qui démontrent le total décalage avec une conduite et une utilisation habituelle de chacun d’entre nous de notre automobile. Ne serait-il pas possible de mettre en place un contrôle pragmatique, simple, intelligent, qui « colle » au terrain plutôt que d’imaginer des tests qui ne sont intéressants que dans l’imaginaire de ceux qui les conçoivent ?

Enfin, j’ai compris maintenant pourquoi il existait de tels écarts et j’ai compris aussi pourquoi parfois les préoccupations de nos fonctionnaires européens basés à « Bruxelles » nous paraissaient bien loin de nos réalités quotidiennes.

Le Vériteur

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SECHER Yvonne

Mère de 3 fils maintenant autonomes, et femme d'un pilote de ligne, je ne me contente pas d'être la femme de et ai une activité professionnelle dans le conseil qui m'amène à de nombreux déplacements dans la région parisienne et la normandie. L'augmentation du prix du carburant qui est une charge...
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