Toutes les Vérités > La maladie alcoolique: mon témoignage

La maladie alcoolique: mon témoignage

Publiée le 12/02/2013 |
16908 | 10
Révélée par BIEN-ÊTRE Yo-land |
1

Restez informé !

Recevez quotidiennement
les nouvelles actualités
par e-mail.

Photo de la Vérité
Je suis tombée malade alcoolique ; voici mon histoire…
Après 22 années de sur-médicamentation obligée, une chimiothérapie en 2003 et rechute en 2008, une cure de désintoxication alcoolique à Letra (un centre de désintoxication) avec abstinence totale pendant sept ans, j'ai replongé à deux reprises dans des périodes de grandes détresses et de conflits conjugaux graves. Il faut savoir qu’alcool et médicaments sont liés : les médecins prescrivent des anxiolytiques ou somnifères dès que le patient est angoissé ou dort mal.
 
Le mercredi 10 octobre 1984, sur mon lieu de travail, au guichet d'une banque, une attaque à main armée a lieu avec prise d'otages par Emile Ballandras d'Action Directe ; un suivi par un psychiatre s’avère alors nécessaire, accompagné par la prescription d'antidépresseurs, de somnifères… En consommant de l'alcool, j'ai constaté que mes angoisses et mes peurs étaient moindres ; s’en suivent alors des prescriptions de plus en plus longues et logiquement, j’ingère de plus en plus d'alcool.
 
J'ai tenté d'en parler à un médecin de SOS Médecin venu alors pour un malaise. Sa réponse est très simple : il faut arrêter de boire ! Idem pour mon généraliste, jusqu'au jour où une femme de SOS Médecin arrivée au départ chez moi pour un malaise (remède : ampoule d'atarax injectable administrée par la bouche) m'a écouté et conseillé d'aller voir un généraliste qui était à l'écoute de ce problème ; je suis allée le voir et le jour même dans son cabinet et, après discussion, il m'a réservé une place au centre de désintoxication de Letra 69.
 
La quantité d'alcool que je consommais à cette époque était de l'ordre de 2 ou 3 litres de tout ce qui me passait sous la main, mais c’était alors une quantité moindre par rapport à ce que j'ai pu absorber après, dans mes périodes de rechutes. Après mes 4 semaines au centre, ayant parfaitement compris le processus qui s'effectuait dans notre organisme, j'ai vécu mes sept années d'abstinence sans problème, ni envie et je craignais même les odeurs d’alcool d'ailleurs.
 
Après avoir touché maintes fois le fond du fond, ce qui m'a menée à des hospitalisations et internements et à certains déboires judiciaires, j'ai refait surface le 29 février 2008 en rencontrant une personne par le biais d'internet, envers qui je ne serai jamais assez reconnaissante, et qui est maintenant mon compagnon de vie depuis près de 5 ans. Le 29 février 2008, alors que j'étais fortement alcoolisée (je n'en ai aucun souvenir !) j'ai consulté un site de rencontre, chose que je n'avais jamais faite. Je pense qu'il s'agissait d'un appel au secours. J'ai d'ailleurs du mal à comprendre comment je peux être encore en vie ! J'ai fait de nombreux comas éthyliques seule chez moi pendant lesquels j'étais à même le sol avec l'oreille qui saignait… Je faisais du grand n'importe quoi et cela m’a mené à ces déboires : saoule sur la voie publique à côté de mon véhicule m'a valu un retrait de permis, une forte amende et cinq mois de prison avec sursis... Ces rechutes se sont produites dans des moments douloureux de ruptures. Sur ce site de rencontre un Monsieur m'a répondu, m'expliquant sa situation familiale et m'a proposé de m'aider et depuis le 21 juin 2008 nous vivons en couple.
 
Depuis : 0 médicament, 0 alcool, 58 ans et à fond la forme !
 
Le sevrage alcool médicaments est un cap très difficile à passer et je l'ai fait sans aide médicale. J'étais très fortement médicamentée ; le manque se traduit pas des tremblements, de fortes angoisses, des palpitations.... Pourquoi je ne consomme plus d'alcool aujourd’hui ? Tout simplement parce que je ne suis pas seule, que je me suis découvert une passion pour la médecine par les plantes, le bien-être en général et que toutes mes occupations / passions me prennent tout mon temps. J'ai largement compensé mes manques par des activités. Je vis ma vie comme un sursis… En effet, en 2003 on m’informa que j’avais un cancer du sang qui ne s'avérait pas facile à combattre ! S’en sont suivies une chimiothérapie et une rechute en 2008. Je suis sursitaire et j’entends le rester encore longtemps !

Ma vérité est la suivante : le passage par des services psychiatriques met en danger la vie et la santé des malades alcooliques, pour la simple raison qu'ils sont bourrés d'anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères (etc.) qui conduisent à une dépendance, un état de zombie, une inconscience... Et c'est ainsi que des drames surviennent : accident, suicide, violence... Beaucoup de malades alcooliques se retrouvent classés comme maniaco-dépressifs, bipolaires alors qu'il en est rien ! C'est la médecine qui fait ces classifications ; j'ai été internée à deux reprises, la dernière en 2007 entre Noël et jour de l'an, mais je me suis sauvée avec l'aval de mon fils. Fort heureusement, j'ai pris conscience de ces méthodes inadaptées sinon je serais certainement toujours internée ou décédée. Ce sont des traitements de choc : perfusions, lithium... Oui nous sommes dangereux pour nous-mêmes et les autres sous l'emprise de l'alcool.
 
L'alcool produit des endorphines - précieux médiateurs chimiques, sorte de morphine endogène secrétés par certains neurones - qui sont analgésiques et procurent une sensation de bien-être endorphines. De faibles doses d'alcool induisent la sécrétion d'endorphines dans le cerveau. Ce phénomène explique la sensation de bien-être ressentie après avoir bu un verre de vin. C'est sans doute cette augmentation d'endorphines qui explique la légère euphorie, la baisse de l'anxiété et le sentiment général de bien-être produit par l'absorption d'une petite quantité d'alcool. «Les fortes doses entraînent un effet hypnotique et augmentent plutôt l'anxiété », soutient Christina Gianoulakis. Le caractère addictif de l'alcool tient d'ailleurs sans doute à cet effet sur les endorphines.

Malheureusement il n'existe que trop peu de centres en France pour soigner cette maladie (la « maladie alcoolique »): Marseille, Mende, Letra (que je connais bien), Meulan 78, Garches 92 qui à première vue ne me plait pas car il existe une association avec les personnes victimes de dépression ainsi qu’un centre ouvert en 1999 dans la Vienne qui semble être un service d'aide de « Vie Libre ».

Personnellement les seuls traitements que je considère comme valables contre le manque sont les "chauffantes". Ce sont des piqûres de sulfate de magnésium injectées très vite et qui passe dans tout le corps en chauffant de la tête aux pieds pour limiter le manque. « L'alcoolodépendance » se manifeste par la présence d'un syndrome de manque (tremblements, anxiété, au maximum delirium ou crise comitiale) lors de l'arrêt volontaire ou non de la prise d'alcool. Sa réalité n'est acquise par le clinicien que lorsque le sujet ne parvient pas à arrêter de lui-même sa consommation pendant un temps fixé d'un commun accord. La physiopathologie de l'alcoolo-dépendance, telle qu'elle est actuellement comprise, est sous-tendue par le côté freinateur de l'éthanol sur le système nerveux (système Gaba et glutamo).
Pour lutter contre ce ralentissement, le sujet est obligé de mettre en œuvre de puissants moyens de stimulation. C'est leur suractivité en l'absence brutale d'alcool dans le sang qui serait à l'origine des signes de sevrage (delirium tremens, angoisse, insomnies et crises comitiales).
 
A lire : Alcoologie pratique
« PROTOCOLE DE SEVRAGE AMBULATOIRE DU SUJET ALCOOLODEPENDANT » : exmed.org/exmed/seva.html
 

Tout va très bien depuis 2008, j'ai repris des activités saines pour le corps, donne des conseils en "alicamentation" qui est un terme que j'utilise pour parler de la nourriture qui soigne. Hippocrate disait : « que ton aliment soit ton remède ». Consommer quotidiennement des aliments permet bien sûr d'apporter de l'énergie à notre corps pour qu'il puisse fonctionner. Mais leur impact sur notre organisme va bien au-delà: les aliments, et en particulier les végétaux, contiennent de très nombreuses substances naturelles capables de réguler le fonctionnement cellulaire, de stimuler les défenses immunitaires, de débarrasser notre organisme des substances indésirables. Je rajouterai juste que l'on ne devient pas malade alcoolique par hasard ; je n'ai jamais connu ma famille, ayant été confiée à l'assistance publique, il se trouve qu'en 1975 j'ai commencé des recherches, j'ai trouvé ma mère biologique alcoolique. Elle avait son père et sa grand-mère paternelle qui l'avaient tous deux été et j'ai découvert par la suite que son frère l'avait été également. Pour moi il ne fait aucun doute que j'ai consommé de l'alcool et du tabac pendant les 9 mois de gestation. Est-ce que l’alcoolisme est génétique ? Je n’en sais rien mais à savoir si l'enfant consomme de l'alcool dans le ventre de sa mère : OUI sans hésitation !

Je vous remercie pour l'attention que vous porterez à ce témoignage.

Le Vériteur

Photo du Vériteur

BIEN-ÊTRE Yo-land

En invalidité catégorie 2 depuis 2006 de la profession d'employée de banque. Je consacre tout mon temps a publier sur le bien-être. J'écris beaucoup d'articles : blog, site, facebook Mon sujet favori : l'alimentation Après 22 années de surmédicamentation obligée, une chimiothérapie en 2003 e...
X

Partagez ma Vérité sur :

Restez informé :