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Sale temps pour les PME et TPE françaises!

Thème : Economie, Société
Publiée le 03/09/2012 |
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Révélée par Sauvons nos entreprises |
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Les TPE françaises se portent mal, très mal... et les causes ne sont pas loin!

Nous faisons un constat déplorable et inquiétant dans le midi Pyrénées. Plus de 1250 entreprises sont en défaillance (redressement ou liquidation judiciaire depuis le 1 janvier 2012 et 19093 entreprises au niveau national information sur le site www.verif.com).    

Ce constat est dramatique et l’Etat ne fait rien, trop préoccupé à soutenir des grands groupes qui sont déficitaires de plusieurs millions d’euros et devenus des gouffres financiers au détriment des petites entreprises qui ne ferment pourtant parfois qu'avec de faibles déficits. La situation déplorable des petites entreprises résulte bien souvent du manque de financement de la part des banques, banques que l’Europe sauve à coups de plusieurs milliards d’euros.    

Les entreprises ferment donc à tour de rôle et leurs dirigeants sont qualifiés de mauvais gestionnaires.   Les causes récurrentes sont les suivantes :    

• Les banques qui ne soutiennent plus nos entreprises, pénalisant leur développement et leur fonctionnement ; les entreprises doivent se financer elles-mêmes lorsqu'elles génèrent du bénéfice au détriment de se créer une trésorerie, et lors des coups durs le fonds de roulement est absent, de sorte que cela pousse les entreprises à se mettre en liquidation.    

• Le manque de pouvoir d’achat des Français, qui bien évidemment recherchent les meilleurs prix ; en effet si l’on se réfère à la période du Franc, en quinze ans certains salaires ont augmenté de 50% alors que certains produits de consommation ont atteint 480% d’augmentation. C’est le cas notamment du carburant : de  0.55ct€ le litre il y a quinze ans, l’on est passé aujourd’hui à 1.5€ en moyenne soit 200% d’augmentation.      

• Les charges sociales trop lourdes ne sont plus supportables et bloquent les opportunités d’’emploi et de développement. Jusqu’à 91% de charges sociales et patronales sur le salaire brut dans le bâtiment, l’imposition des travailleurs non-salariés 46% sur le bénéfice net plus14% d’impôt sur le revenu . (exemple de charge salariale Pour un salaire de 1400€ net tiré d’un brut de 1805€ environ, il y a 1700€ de charge).      

• Le statut d’auto-entrepreneur qualifié de concurrence déloyale amène les nouveaux artisans appliquent malheureusement des tarifs trop bas dus à leur misère sociale. Une entreprise doit donc appliquer 91% de plus sur le taux horaire moyen de son salarié pour couvrir cette charge sociale alors que l’auto-entrepreneur n’est taxé qu’à 23% pour les activités de service, ce qui le rend forcément plus compétitif, la preuve en est que certaines entreprises sous-traitent à des auto-entrepreneurs plutôt que d’embaucher. Pour pouvoir couvrir les charges d’un smic dans le bâtiment sur une base de 9.40€ brut il faudra facturer 17.95€ hors taxe, certains auto-entrepreneurs dans ma région le Tarn sont à 10€ hors taxe.      

• Les grand groupes qui répondent aux offres à perte, déstabilisant ainsi le marché et sollicitant une main-d’œuvre étrangère sous payée au détriment de la main-d’œuvre locale. Encore dans notre région, la construction de l’hôpital d’Autan Castres-Mazamet, chantier honoré par l’entreprise DV Construction filiale du groupe Bouygues a fait travailler de la main d’œuvre hongroise, information relayée dans un article de la Dépêche du midi « PUBLIÉ LE 12/08/2008 »      

Cette situation exaspère nos entrepreneurs jusqu’ici ignorés, en témoigne le fait divers qui s’est produit à Mazamet dans le Tarn : « la grève de la faim d’un chef d’entreprise pour pouvoir payer ses salariés ».      

Aujourd’hui nous avons décidé de ne plus nous laisser faire. Nous venons donc au soutien de tous ces patrons et leurs salariés en difficulté. Notre action sera ciblée sur la dénonciation de l’inaction de nos élus, sur le comportement inhumain des organismes percepteurs, la dénonciation du comportement abusif des banques qui sont autorisées à prendre des décisions sans vous informer des motifs et leur comportement contre économique par le non-déblocage de prêts bancaires.    

Nos actes seront illustrés par des manifestations pacifistes, par la distribution de tracts publicitaires devant les bureaux des élus, les préfectures et sous-préfectures, les banques et organismes percepteurs. Ces manifestations seront déclarées en préfecture et les moyens de sécurité seront mis en œuvre. Mais d'autres opérations plus médiatiques qui auront pour but de créer des « buzz » seront réalisées, filmées et diffusées par nos adhérents en boucle sur les réseaux sociaux et supports vidéo. Nous dénoncerons aussi tout acte incitant à la violence ou à la haine émanant de nos adhérents et ferons preuve de sanctions au sein de notre association ou devant les tribunaux.    

Notre action n’est pas inconsciente, elle se situe dans le cadre de l’intérêt public, car l’emploi est une question d’intérêt public et nous demandons par la même occasion que notre association soit considérée comme telle.   Nous sommes bien évidemment ouverts au dialogue mais ne cautionnerons pas le langage de sourd ou décalé de la réalité.  

Il est temps que les choses changent.

Le Vériteur

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Sauvons nos entreprises

« Sauvons nos entreprises » a pour but d’interpeller l’opinion publique et nos élus sur la détresse sociale des petits patrons et de leurs salariés jusqu’ici dans le silence et dans l'indifférence générale
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