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Dégradation du climat : le temps du choix

Publiée le 24/04/2014 |
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Si le dernier rapport du GIEC confirme une tendance de dégradation, il est encore temps de limiter l’impact du dérèglement climatique.
Au lendemain de la publication du deuxième volet du nouveau rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), force est de constater que les solutions apportées n’intègrent toujours pas l’urgence dans laquelle l’espèce humaine se trouve et n’expriment pas la nécessité de favoriser l’émergence d’un nouveau monde.
 
Au-delà de la part importante de l’homme, ce rapport confirme, bien malheureusement, une triste tendance des dégradations du climat. Des sécheresses plus importantes sont à prévoir, notamment dans les régions subtropicales, induisant un stress hydrique de plus en plus intense. En revanche, on peut s’attendre dans les régions du Nord à une augmentation des précipitations, apportant une eau de mauvaise qualité, de plus en plus acide. Une diminution des récoltes dans les régions tropicales et tempérées (jusqu’à 25% à l’horizon 2030-2049) laisse craindre une pénurie de nourriture, aggravée par une envolée des prix.
 
La perte de la biodiversité ne fera qu’augmenter et l’acidification des océans aura des conséquences dramatiques sur tous les systèmes vivants aquatiques. Enfin, la progression des fléaux sanitaires et les migrations provoquées par les phénomènes climatiques extrêmes (quid de l’épineuse question du statut de ces « déplacés environnementaux » ?), laissent augurer des conséquences économiques et géopolitiques sévères.
 
Des initiatives aux quatre coins du globe
 
Mais derrière ce tableau noir se cache bien heureusement une feuille blanche : la possibilité d’un monde à construire où l’homme ne craindrait pas la revanche de sa compagne Nature. Les initiatives sont nombreuses. Partout, un certain nombre de mouvements sociaux, politiques, géopolitiques et économiques laissent présager la fin d’un mode de développement et la remise en question de nos modes de vie et de consommation devenus insoutenables. De nouveaux projets de société sont sur le point d’émerger aux quatre coins du globe, redéfinissant le rapport entre l’homme et la nature, inventant de nouveaux modèles économiques et imaginant un nouvel ordre social basé sur de nouvelles valeurs. Saluons ces actions évolutionnaires.
 
Il serait dramatique de voir ces efforts et cette énergie annihilés par manque de détermination. Ces merveilleuses initiatives resteront vaines si l’homme ne choisit pas ce qu’il veut et n’agit pas en cohérence. Cela demande du courage et de la conviction. Le courage de ne pas remettre à demain des décisions difficiles mais essentielles pour notre avenir.
 
Limiter le dérèglement climatique, avant qu’il ne soit trop tard
 
Le débat sur la transition énergétique en est un bel exemple. Favoriser le développement de nouvelles énergies est un engagement politique périlleux tant les dividendes économiques ne sont palpables qu’à un horizon lointain. Mais cela n’enlève rien à la priorité de ces actions nécessaires. La question de la transition énergétique vit cette difficile étape du rendez-vous à trop long terme donc repoussé.
 
Le GIEC a été très clair dans ses conclusions du 13 avril 2014 : nous avons encore la possibilité de limiter la hausse de la température au niveau mondial et ainsi limiter les impacts catastrophiques du dérèglement climatique. Mais sans actions immédiates et conséquentes telles que, par exemple, une meilleure répartition des sources d’énergie, il sera trop tard.
 
La mobilisation générale est plus que jamais à l’ordre du jour. Elle ne sera efficace que si nous choisissons ce que nous sommes prêts à accepter. Alors comment définir ensemble un nouveau projet de société plus respectueux de l’homme et de l’environnement, sans pour autant faire table rase du passé ?
 
Construire un projet de société
 
Définir ce qui est acceptable et s’y tenir est essentiel, mais ce n’est qu’un point de départ. Un projet de société se construit sur des idées, des valeurs, des concepts, des principes et en définissant un idéal à atteindre. Nous devons donc identifier ce que l’on ne veut pas, pour ensuite élaborer un idéal commun. Ne pas se contenter de renier mais avoir l’audace de proposer.
 
Bien entendu tout ce processus comporte une dimension utopique, synonyme d’espoir et d’enchantement, sans laquelle on ne peut trouver la force et les convictions nécessaires à la création d’un nouveau modèle sociétal. Il est bien plus facile de dénoncer et de stigmatiser, que de proposer, d’innover et de créer. Pour imaginer ce renouveau, nous ne pouvons nous contenter d’être juge de l’histoire, mais devons être bâtisseurs. Là est le temps du choix.

Le Vériteur

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Les Ateliers de la Terre

Les Ateliers de la Terre forment un cercle de réflexion riche de six ans d’expérience dans la mise en relation d’acteurs s’intéressant aux défis émergents en matière de développement durable et de géopolitique.
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