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Ma Vérité sur le remboursement des soins lié à mes cancers

Publiée le 27/09/2013 |
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Révélée par LAUBY MARSAUX Laurence |
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Souffrant de deux cancers distincts, je dois faire face à un refus de remboursement de la Sécu.
Elle me reproche de faire traiter mes deux pathologies dans la même structure.

Je m’appelle Laurence Lauby Marsaux. A 40 ans et avec six enfants à charge, je souffre à la fois d'un cancer du sein et d'un cancer du rein. J’ai perdu mon procès contre la Sécurité Sociale le 21 février dernier et je passe en appel le 7 janvier 2014. Je lui dois la somme de 4 411 euros. Voici comment j’en suis arrivée là.
 
Fin août 2010, ma mère découvre son cancer du sein. Durant son traitement, son oncologue lui dit qu’il serait préférable que ma sœur et moi-même passions une mammographie de contrôle à cause de la possible hérédité de la maladie. Après divers examens, un IRM et une biopsie, le verdict tombe le 4 novembre 2011 : je suis moi aussi atteinte du cancer. Avec mon médecin traitant, nous mettons en place la prise en charge à 100% de ma maladie par la Sécurité Sociale.
 
Le choix de centres adaptés à mes pathologies
 
Le radiologue qui a pratiqué les examens me confirme qu’il serait préférable pour moi de me faire suivre par l’équipe médicale qui a opéré ma mère et connaît les antécédents médicaux familiaux. Je prends donc rendez-vous avec l’oncologue qui la suit au centre Léon Bérard à Lyon. Je suis opérée le 22 décembre 2011.
 
Pour les séances de radiothérapie, ma chirurgienne m’envoie à l’Institut de Cancérologie de la Loire (ICL) à Saint-Etienne. Je dois entamer une série de 33 séances le 1er février, au rythme de cinq par semaine. Mon radiothérapeute me délivre donc une prescription médicale de transports à remettre à la Sécurité Sociale.
 
Mais, avant de commencer les rayons, je dois subir un bilan d’extension. Ce dernier fait ressortir une anomalie au niveau d’un rein qui se révèle être un cancer. Une nouvelle fois, nous mettons en place la prise en charge à 100% de la maladie. Je consulte au service d’urologie de l’hôpital voisin de l’Institut de Cancérologie. Je me fais donc traiter au même endroit pour mes deux pathologies : cela me permet d’organiser à la fois l’opération de mon rein et mes séances de rayons pour mon cancer du sein.
 
Refus de remboursement de la Sécu
 
C’est à ce moment que je reçois un courrier de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie : elle me refuse la prise en charge des transports du centre Léon Bérard à mon domicile, ainsi que celle de mon traitement à l’Institut de Cancérologie et des transports associés. La raison : ni le centre Léon Bérard de Lyon, ni l’Institut de Cancérologie de Saint-Etienne ne correspondent à la structure de soins appropriée la plus proche de mon domicile. Pour être remboursée, j’aurais dû faire opérer et suivre mon cancer du sein à l’hôpital de Roanne.
 
J’ignorais tout de cette règle et n’ai fait que suivre les conseils de mon radiologue puis de ma chirurgienne qui m’ont respectivement orientée vers le centre Léon Bérard et vers l’Institut de Cancérologie. De plus, mon cancer du rein ne peut être traité qu’à l’hôpital de Saint-Etienne. Je devrais donc traiter mon rein à Saint-Etienne et mon sein à Roanne, dans deux hôpitaux distants de plus de 80 kilomètres… Une aberration, qui serait de plus très préjudiciable pour ma santé !
 
Des démarches administratives puis juridiques
 
Le 23 février, je fais une demande de recours amiable avec l’assistance de mon radiothérapeute. Ce dernier fait remarquer que tout changement de centre provoquerait un arrêt momentané de mes séances de rayons. Or, j'en suis alors à la moitié de mon traitement et cette interruption serait largement préjudiciable. Il appuie également le fait que mon problème de rein est géré parallèlement à ma radiothérapie : à l’issue de mes irradiations à l’Institut de Cancérologie, je suis directement hospitalisée à l’hôpital voisin.
 
Le recours est refusé et l’appel administratif n’y changera rien. Je prends donc rendez-vous avec un médiateur de la République qui me dirige vers un avocat et nous entamons des actions en justice. Le premier procès, en février dernier, se solde par une défaite. L’appel aura lieu le 7 janvier 2014.
 
Pour obtenir davantage de soutien, j’ai mis en ligne une pétition. Le lien est disponible dans l’encadré à droite de ce texte : signez !

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Le Vériteur

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LAUBY MARSAUX Laurence

En instance de divorce, avec six enfants à charge de 3 a 20 ans. Mère au foyer a plein temps.
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