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L’affaire des prothèses mammaires frauduleuses PIP

Thème : Justice, Santé, Arnaque
Publiée le 26/03/2013 |
8403 | 3
Révélée par MANIGHETTI Joëlle |
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Photo de la Vérité
Joëlle Manighetti s’est fait poser des prothèses mammaires PIP suite à un cancer, elle fait aujourd’hui partie des victimes qui se battent pour être reconnues.
Bientôt 3 ans que ce scandale sanitaire a été découvert.
Le 17 avril prochain, un procès d’une très grande ampleur va s’ouvrir à Marseille.
 
De nombreux journalistes mettent un point d’honneur à « faire un sujet » sur l’affaire avant ce procès.
 
Les questions sont toujours les mêmes … Quel est votre état d’esprit ? Que pensez-vous de ce procès ? Qu’en attendez-vous ? …
 
Eh bien, je suis en très en colère, toujours aussi combative … d’autant plus que rien, de ce qui a permis que cette fraude puisse avoir lieu, n’a changé !
 
L’issue de ce procès est quasiment connue, les prévenus sont coupables, les preuves sont là et ils ont reconnus les faits … seulement, toute la chaîne de responsabilité ne sera pas étudiée et tous les responsables ne seront pas sur le banc des accusés.
 
Certes Monsieur Mas et son équipe ont fraudé, mais tous les employés savaient … pourquoi seulement ces cinq-là ?
En effet, 120 personnes savaient et cachaient tout à chaque visite du certificateur.
 
La « société PIP (Poly Implant Prothèse) » en tant que « personne morale » n’est pas citée, ce qui interdit l’accès au liquidateur et aux assureurs pour les victimes.
 
TÜV Rheinland, qui a certifié ces prothèses pendant ces 10 années, est sur le banc des victimes … un comble ! Il a été trompé et ne s’en est même pas rendu compte … Il se prétend certificateur et s’octroie le droit de donner des certifications ! Il y a vraiment de quoi se poser des questions sur sa capacité à attester que des produits sont bons à être mis sur le marché en toute confiance.
Il avait la possibilité d’organiser des contrôles inopinés, de prélever des échantillons … Il ne l’a pas fait, manque de curiosité ? Juste le minimum légal …
 
L’ANSM, ancienne AFFSAPS, n’est pas citée non plus, alors qu’elle n’a pas réagi aux alertes.
Comme dans l’affaire du médiator, elle n’a pas écouté, n’a pas réagi aux alertes en France ni à celles de l’étranger.
 
Les chirurgiens n’ont pas tous déclaré les problèmes qu’ils rencontraient avec ces prothèses aux autorités sanitaires … ce qui a encore ralenti le processus d’alerte.
Ils se sont juste contentés pour certains de signaler les ruptures à PIP de façon à obtenir des prothèses en garantie.
 
Donc, ce procès, organisé avec de très gros moyens, va coûter très cher aux contribuables que nous sommes, sans que les vrais problèmes ne soient évoqués et sans qu’aucune mesure ne soit prise pour qu’un tel scandale ne puisse plus se reproduire.
 
Le parc Channot à Marseille loué pour un mois, les victimes qui se déplaceront seront indemnisées, déplacements, hébergements, repas, pertes de salaires... Des estimations évaluent entre 400 et 500 000 € le coût de ce procès, tout sera réglé par la chancellerie sans compter les éventuelles indemnisations !
 
 
Mon combat :
 
- Prise en charge de façon équitable de toutes les victimes de cette fraude.
Le sujet n’est pas de faire le procès de la chirurgie esthétique, cette fraude aurait pu toucher n’importe quel autre dispositif médical implantable … prothèse de genou, de hanche, pace maker, pompe à insuline …
 
- Instaurer un vrai suivi médical au long cours des victimes de cette fraude.
Aujourd’hui, personne n’est capable de nous dire ce que nous risquons à moyen ou long terme… cette silicone industrielle n’ayant jamais été testée pour une implantation dans un corps humain. Si une pathologie apparaît dans l’avenir, sans qu’un suivi de « cohorte » ne soit mis en place, rien ne pourra être attribué à ce produit et aucun recours ne sera possible.
 
- Création d’un fichier pour tous les dispositifs médicaux implantables, afin de pouvoir prévenir tout porteur rapidement en cas de défaillance.
30 000 femmes potentiellement porteuses de ces prothèses selon les autorités sanitaires, mais seulement 5 000 plaintes et 14327 femmes explantées fin octobre 2012… Où sont les autres femmes ? Y a-t-il vraiment 30 000 porteuses ?
Aucun moyen de les identifier ni de les prévenir.
 
- Revoir les procédures de mise sur le marché de ces dispositifs médicaux implantables ainsi que les certifications.
Instaurer une traçabilité de la fabrication à l’implantation.
 
- Rappeler l’obligation de déclaration de matériovigilance en cas de problème afin que les autorités puissent réagir rapidement.
 
- Pouvoir déposer une plainte collective au nom d’association de victimes.
Ceci éviterait la multiplication de plaintes individuelles, la création de plusieurs associations défendant le même type de victimes et surtout simplifierait les démarches judiciaires et allègerait le travail des tribunaux… un problème, un interlocuteur et une seule affaire.
 
 
Je suis victime de cette fraude, j’ai créé un blog pour informer et soutenir les victimes et je témoigne sans cesse pour que les vraies questions soient posées et que toutes les failles qui ont permis cette fraude soient corrigées.
 
Mon blog :
porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com/
 
Un rappel de l’affaire dans les grandes lignes :
porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com/article-deroulement-de-l-affaire-pip-98044952.html
 
Une vidéo sur les effets des prothèses PIP : youtube.com/watch?v=0CHJyPqU3Rc&feature=youtu.be
 
 
Joëlle MANIGHETTI

Le Vériteur

Photo du Vériteur

MANIGHETTI Joëlle

Je m'appelle Joëlle Manighetti, je suis mariée, mère de 3 enfants et suis une victime de ces prothèses mammaires PIP, suite à mon cancer du sein. Je suis également une professionnelle de la santé depuis plus de 30 ans et je veux faire profiter un maximum de victimes de mon expérience et de mes co...
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