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Thon : le carnage de la pêche industrielle

Publiée le 09/10/2014 |
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De nombreuses espèces de thon sont classées comme quasi-menacées. Pourtant, elles sont toujours victimes de la surpêche.
Avec 4,5 millions de tonnes par an, les captures de thons ont été multipliées par neuf depuis les années 1950. Pour lutter contre ce phénomène et alerter les consommateurs, Greenpeace a enquêté sur la chaîne d’approvisionnement des dix premières marches de thon en boîte. Elle dénonce la surpêche des différentes espèces de thon et une technique de pêche destructrice, les Dispositifs de Concentration du Poisson (DCP).
 
Quel est le problème ? Les DCP !
 
La pêche industrielle prend aujourd'hui plus de poissons que le stock ne peut renouveler, et le stock est donc mathématiquement en diminution, ce qui peut aller jusqu'à menacer l'espèce de disparition, comme cela a failli être le cas avec le thon rouge de Méditerranée. Le stock de thon albacore de l’Atlantique, parmi les plus consommé en France, par exemple, est clairement en diminution.
 
De plus, la pêche industrielle opère avec des abris artificiels en mer, appelés Dispositifs de Concentration du Poisson (DCP), où viennent se réfugier les petits poissons, qui attirent les plus gros, pour enfin ramener les thons, et tout un écosystème marin qui se reconstitue autour de cet abri. Puis les thoniers industriels déploient autour du dispositif un immense filet, la senne, ramenant tout ce qu'il y a autour du DCP, y compris les thons trop jeunes pour s'être reproduits, qui ne renouvelleront donc pas l'espèce, ainsi que les requins, raies et autres tortues, parfois elles-mêmes espèces en danger, qui gravitent autour. Ces animaux, non désirés, sont ensuite rejetés à la mer, morts ou mourants. Pour en savoir plus sur les DCP, consultez l'iDoc interactif de Greenpeace (en lien à droite de ce texte).

Que cache votre boîte de thon ? Pour choisir, il faut savoir !
 
Greenpeace a classé les dix premiers acteurs du marché du thon en boîte selon leurs pratiques environnementales, en se basant entre autres sur l’état du stock de poissons et la technique de pêche qu’ils utilisent (usage ou non de dispositifs de concentration du poisson). Retrouvez notre classement dans l’onglet « Documents » ainsi que dans les liens à droite de ce texte.

Le but de ce classement est de faire connaître les pratiques des marques et de les décoder pour le consommateur. Nous leur avons adressé des questionnaires et compilé leurs réponses. Phare d’Eckmühl et Système U arrivent dans les premières : elles s’approvisionnent en thon pêché grâce à une méthode sélective, la canne ou la ligne, et utilisent des thons provenant de stocks qui sont en bon état, comme le thon listao. Leclerc est le seul interrogé à ne pas avoir joué le jeu de la transparence et se retrouve donc pénalisé et bon dernier.
 
Nous avons vu, et vérifié dans d’autres pays et sur d’autres campagnes, que le consommateur a un réel pouvoir sur les marques : en Angleterre ou en Italie, après des campagnes de Greenpeace sur le même thème, les marques  de thon en boîte se sont engagées à abandonner cette technique de pêche destructrice basées sur le DCP. Sur le chalutage profond en France, les marques se sont une à une détournées des espèces profondes menacées par ce type de pêche suite à une demande importante des consommateurs.

Petit navire, le bon goût du carnage
 
Petit Navire est la marque leader sur le marché français. Très mal classés dans notre étude, la marque s’approvisionne essentiellement en thon albacore pêché avec des DCP. Elle affiche des ambitions fortes en termes de durabilité et de préservation des ressources. (Retrouvez notre animation « Petit Navire et la pêche au thon » dans les liens à droite du texte.) Les marques sœurs de Petit Navire qui appartiennent au groupe MW Brands se sont déjà engagées à offrir 100% de thons pêchés durablement aux consommateurs du Royaume-Uni et d’Italie. C’est pourquoi nous demandons à Petit Navire de ne plus s’approvisionner en thon pêché avec des DCP. C’est possible et c’est réaliste, d’autres le font !
 
Selon un récent sondage, 95% des Français se déclarent contre les techniques de pêche industrielles destructrices qui alimentent l’industrie du thon et 79% sont prêts à payer environ 20 centimes plus cher une boîte de thon pêché durablement. Et vous ?

Le Vériteur

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Greenpeace France Océan

Nos océans sont malades de la surexploitation. Greenpeace se mobilise sur la terre et en mer pour la préservation des écosystèmes marins et pour une pêche durable.
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