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Ouverture d'une salle de shoot à Paris : quels enjeux ?

Publiée le 22/02/2013 |
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Projet d'ouverture d'une salle de shoot dans le 10ème arrondissement de Paris. Une première en France qui ne doit en aucun cas voir le jour.
On nous impose une salle de shoot dans le 10è arrondissement, lieu de test de tout ce qui est nouveau, principalement ce qui ne fonctionne pas (Cf. le Boulevard de Magenta dont la circulation a été réduite de 3 files montantes et 3 files descendantes à 1 dans chaque sens provoquant des bouchons jour et nuit et la colère des automobilistes et celles des résidents à cause d'une augmentation de la pollution alors que la Mairie parle de boulevard apaisé).
 
Les salles de shoot légalisent de fait la consommation de drogue

Premièrement, l'usage de la drogue est interdit en France.
Qui peut changer la Loi ? Une simple signature de ministre ou un débat au Parlement ? Un particulier qui ne respecte pas la Loi s'appelle "un voyou". Un Etat qui ne respecte pas la loi s'appelle comment ?
L'assemblée nationale a refusé la dépénalisation du cannabis. Et là, d'une simple signature, non seulement on dépénalise toutes les drogues, dont les plus dures, mais on les légalise.


Risque d’une augmentation du nombre de drogués

Deuxièmement, les pays qui ont fait cette expérience en reviennent, ils ont constaté une baisse des décès, mais une hausse considérable du nombre de drogués et une hausse considérable du nombre de shoots par drogué.

 Ils ont également constaté un rassemblement de dealers autour des salles de shoot à l'intérieur du périmètre protégé de toute intervention de la police.


D'après Joséphine Baxter, vice-présidente de la Fédération mondiale contre les drogues, « ces salles entretiennent la dépendance aux drogues au lieu d'aider les gens à s'en débarrasser », Dans son pays, l'Australie, la salle d'injection de King's Cross, créée en 2001 à Sydney, est très controversée. L'association Drug Free Australia a démontré en 2006 que le risque était trente-six fois plus important d'avoir une overdose dans la salle que dans le quartier alentour. De plus, la salle attire les dealers à ses portes. « Ces endroits créent un effet “pot de miel”, où les dealers se regroupent pour vendre leur drogue aux acheteurs qui entrent ensuite dans la salle d'injection. »
 
Cette salle n'est en aucun cas une expérimentation, celle-ci a déjà eu lieu car une salle de shoot a déjà existé en 1994 et en 1995 à Montpellier.
L'association Asud-Montpellier distribuait alors seringues et kits de prévention aux toxicomanes.
La salle a fermé après le malaise d'une adolescente de 16 ans le 8 juillet 1995.
 
Le premier décembre 1994, le Préfet de l'Hérault Charles-Noël Hardy déclarait que la salle d'injection « n'était pas illégale » car « si la substitution par injection est répréhensible aux yeux du code de la santé... elle ne l'est pas à ceux de la loi ». (Si la question se posait sur la légalité de salle d'injection de substitut, elle se pose d'autant plus sur la légalité de salle d'injection de drogues dures)
Michel Huguier, ancien conseiller technique au cabinet de Simone Veil, alors ministre de la Santé , déclare d’ailleurs que : " Les salles de shoot sont fermées progressivement en Suisse, au Danemark. Les Hollandais reviennent sur l’ouverture des bars à cannabis", et également : "Ce que je crains c’est que connaissant l’industrie extrêmement florissante des drogues de synthèse, demain ces salles de shoot deviennent des bancs d’essai des nouvelles drogues qui seront payées par la société pour le plus grand bénéfice des fabricants. ".
 
D'autre part, les "bars à chicha" ont été fermés lors de l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, ce qui a provoqué leur dépôt de bilan. On ferme les lieux de consommation de cannabis et on en ouvre pour la consommation d'opium, de morphine ou d'héroïne ?
 
Question de la responsabilité civile et sociétale au regard de ces drogués

Troisièmement, un cafetier qui servirait un client ivre serait responsable des accidents que celui-ci pourrait causer en sortant de son établissement.
Qui sera responsable en cas de problème causé par un drogué sortant d'une salle de shoot ? Accident ou agression ?
Est-il moins grave de conduire sous l'emprise de la cocaïne que sous l'emprise de la boisson ?
 
Enfin, quel message envoie-t-on à nos jeunes ?
 Celui qu'ils peuvent se droguer en toute tranquillité et en toute quiétude, non seulement en fumant, mais en se piquant aux drogues les plus dures ?
 Qu'il n'est pas grave de se droguer tant que c'est encadré par des médecins ?
 
En un mot, la réponse est non aux salles de shoot qui mettent nos enfants et nos petits-enfants à portée des dealers et qui va très probablement faire baisser le prix de l'immobilier dans le 10è qui est déjà le plus bas de Paris.
 
 
 

Le Vériteur

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FRANZ LISZT ASSOCIATION DE QUARTIER

Nous sommes une association régie par la loi du 1 er juillet 1901 déclarée à la Préfecture de Paris le 19 octobre 2011 sous le numéro W751211990 journal officiel du 5 novembre 2011 dont le but est la préservation des intérêts des résidents et commerçants du quartier Franz Liszt PARIS 10è
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