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L'engagement international, vérité d'une autre mondialisation !

Publiée le 06/09/2012 |
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Révélée par POILANE Emmanuel |
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Le volontariat international, une ouverture vers l'appréhension d'un autre monde...

Dans un monde globalisée, il est parfois difficile pour les territoires de faire comprendre à leurs concitoyens les enjeux de cette mondialisation pour leur espace local. La coopération internationale et, en son sein, le volontariat international doivent permettre de développer une meilleure connaissance des enjeux du monde par les citoyens eux même. Cet investissement permet de donner corps à une approche humaniste souvent mise à mal par les économistes pragmatiques. 

La coopération internationale est encore dans les esprits chagrins, synonyme de solidarité paternaliste envers les pays pauvres. Si cette définition était justifiée il y a près de 20 ans, elle est devenue obsolète depuis que les territoires français (communes, départements et régions) ont décidés d’investir dans le développement de pôle de coopération décentralisée visant à construire des relations partenariales avec d’autres territoires dans le monde.  Ces coopérations peuvent être exemplaires comme c’est le cas de la commune d’Evreux en partenariat avec la commune de Djougou au Bénin, de la région Aquitaine avec la Région Itasy à Madagascar ou entre le département du Val de Marne et le département de Zinder au Niger. Ces coopérations sont construites dans un véritable esprit de partenariat : les régions aidées déterminent elles mêmes ce dont elles ont besoin et comment elles vont réussir à atteindre leurs objectifs.

Certains penseront que ces quelques mots sont une évidence mais souvent il n’en est rien. Quand on aide, quoi de plus facile que de mettre en œuvre notre vision de ce qui manque aux populations en difficulté ? La plupart des échecs de la coopération internationale sont à rechercher dans cette facilité. Aider financièrement sans imposer notre vision du monde, là réside le challenge à relever par la coopération internationale. 

Pour que ces actions ne soient pas qu’une aide financière éclairée par un article épisodique dans la revue locale d’un territoire français, il faut imaginer comment l’implication citoyenne peut nourrir cet investissement pour un monde plus juste fait de partage entre les peuples. Les territoires ont la possibilité de développer avec les acteurs du volontariat international des programmes pour permettre à une partie de leur population (jeunes ou moins jeunes) de participer directement à leurs actions de terrains. En engageant des femmes et des hommes dans les actions de coopération internationales, on offre des périodes de vie qui tissent des liens humanistes, ces relations changent pour toujours le regard des heureux élus sur des peuples et des régions méconnus de notre planète. En changeant notre regard sur le monde, nous nous offrons la possibilité d’aider mais aussi d’envisager autrement nos modes de vies en relativisant nos difficultés au regard de celles que rencontrent de nombreux peuples sur la planète.

Le volontariat international n’est pas encore employé à sa juste mesure par nos collectivités alors que les résultats de l’enquête du CLONG et de France Volontaire montrent bien l’intérêt qu’il représente (cf. Graphique illustratif). Cela devrait être un axe fort de développement de l’action de coopération internationale dans les années qui viennent. Un volontaire qui part pour sa région, ce sont des amis, des collègues, une famille qui vont suivre l’aventurier par  mails, SMS et parfois au travers de vacances au bout du monde, pour découvrir à travers son engagement qu’aujourd’hui un autre monde existe ailleurs et que le bonheur y est présent malgré toutes les difficultés matérielles rencontrées. 

Un volontaire au retour de sa mission, c’est aussi le réinvestissement d’un acteur du territoire qui plus que personne, aura envie de s’engager pour le développement de son « chez lui » sur des bases humanistes enrichies de son expérience (cf. graphique illustratif). Les Régions Provence Alpes Cotes d’Azur et Réunion notamment ont compris l’intérêt de cette idée et développent depuis maintenant près de 10 ans des corps de volontaire régionaux au profit des engagements de coopération internationale de leur région mais aussi des jeunes qui s’investissent sur leurs projets.

Pour comprendre les évolutions du monde et de sa globalisation nous devons mieux connaitre la diversité des peuples et des cultures qui l’habite. Pour le faire bien, le seul moyen est de passer du temps ailleurs, de s’imprégner de ces autres regards pour revenir enrichi de cette capacité qu’ont gardé certains peuples de penser d’abord à conjuguer le verbe « être » plutôt que le verbe « avoir ».  

Le Vériteur

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POILANE Emmanuel

Après des études d’expertise comptable, j'ai été pendant 17 années sur le terrain du développement Sud dans 6 pays africains différents comme volontaire, coordinateur puis responsable de programmes pour l’AFVP (Association française des volontaires du progrès). Depuis juillet 2009, je suis Di...
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