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Ma vérité sur l’affaire Vincent Lambert

Publiée le 21/05/2015 |
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Révélée par GUÉPIN Emmanuel |
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Photo de la Vérité
Voici un article sur l'état de santé de Vincent Lambert, pour que chacun puisse se faire sa propre opinion sur le sujet.
On entend souvent dans la presse des affirmations sur l’état de santé de Vincent qui se serait très dégradé. Qu’en est-il en vérité ? Avec l’aide de personnes du monde de la santé qui ont rencontré Vincent, faisons le point sur les principales affirmations entendues.
 
Vincent est en fin de vie, il faut le laisser partir ? [Faux]
 
Vincent n’est pas malade, mais handicapé. Il est atteint d’un état de handicap très sévère, mais stabilisé, sans réel espoir de réversibilité, compatible avec une durée de vie de plusieurs années. Il n’est absolument pas en fin de vie. Pour preuve, depuis plus de deux ans qu’est programmée cette fin de vie, celle-ci n’est pas survenue spontanément. Même quand il fut privé de nourriture pendant 31 jours. Vincent est bien vivant, sans menace immédiate sur ses jours.
 
Vincent n'est pas conscient. [Faux]
 
Vincent n’est pas dans le coma. Il s’éveille, dort. Il ouvre les yeux, tourne la tête tantôt à droite, tantôt à gauche, remue parfois la jambe gauche, déglutit sa salive. Il respire sans machine, comme vous et moi. Mais il ne parle pas. Il n’a pas été possible d’établir de code de communication fiable, car il ne donne aucun signe de réaction immédiatement interprétable. Mais il est bien capable d’attirer l’attention sur lui en agitant sa jambe gauche. Les spécialistes ont pu dire qu’il était en état de conscience minimale plus, d’autres ont dit qu’ils ne pouvaient éliminer l’existence d’une conscience. Les examens sophistiqués requis (IRM fonctionnelle) n’ont jamais été réalisés. Et Vincent n’a pas été récemment examiné en présence de ses familiers, ce qui est essentiel pour juger de l’existence d’une conscience. Pour difficile qu’elle soit une relation est possible avec Vincent, un échange – silencieux, à peine perceptible – que l’on pourrait comparer à ce qui existe avec des personnes autistes. (Voir la tableau des caractéristiques cliniques du coma et des états apparentés en pièce jointe.)
 
Vincent souffre atrocement. [Faux]
 
Rien ne permet de penser que Vincent souffre, physiquement comme psychologiquement. Les soignants, tout comme les proches, savent parfaitement identifier les signes de souffrance des personnes peu conscientes ou non communicantes. Des grilles d’évaluation spéciales ont été élaborées et sont utilisées là où c’est nécessaire. Quand Vincent agite spontanément sa jambe gauche, c’est généralement pour signaler un inconfort. Il a été dit que, à une époque, son comportement d’opposition aux soins – qui n’existe plus depuis longtemps, s’il a jamais existé – traduisait une volonté de mourir ! Tous les spécialistes de ces patients ont unanimement dénoncé une telle interprétation. Les experts divergent sur la possibilité d’une perception consciente de la douleur chez Vincent, mais aucun n’a fait mention de tels signes.
 
Vincent fait l'objet d'un acharnement thérapeutique. Il est maintenu artificiellement en vie. [Faux]
 
Vincent vit sans être relié à aucune machine. Il ne peut même pas être « débranché », comme on l’entend dire, puisqu’il n’est pas « branché ». Seule sa nutrition comporte un degré d’artifice, parce que, paralysé, il ne peut se nourrir seul. Vincent est nourri parce qu’il vit. Parce qu’on mange pour vivre. On ne vit pas pour manger . On ne mange pas pour se soigner.
 
Est-ce que devoir être nourri par un tiers – comme un nourrisson par exemple – est de l’acharnement thérapeutique ? Si ce tiers, faute de temps, est remplacé par une pompe, cela devient de l’acharnement thérapeutique ? Des personnes comme Vincent sont alimentées par une gastrostomie avec une alimentation naturelle dont la consistance est adaptée. Vincent peut même de nouveau déglutir depuis plusieurs mois et pourrait, si on s’en donnait la peine, être partiellement nourri par la bouche. Et il le fait, quand on le lui propose, avec grandes précautions. Mais il ne reçoit pas la rééducation nécessaire pour cela.
 
Est-ce que recevoir de la kinésithérapie pour limiter les conséquences de l’immobilisation est de l’acharnement thérapeutique ? Mais Vincent n’a aucune rééducation depuis deux ans et demi. Est-ce que parler à quelqu’un qui ne vous répondra pas est de l’acharnement ? Acharnement relationnel ? La réalité c’est que Vincent fait l’objet d’un abandon thérapeutique et pas d’un acharnement. Il est maltraité quand on ne s’occupe pas de lui comme il le devrait et non parce qu’on le soigne et qu’on respecte sa vie.
 
La décision de la Cour européenne des droits de l’homme est imminente.
 
Si la CEDH devait rejeter la requête des parents de Vincent Lambert, alors l’ordonnance de faire mourir Vincent de faim et de soif pourrait être à nouveau mise en route. Mais le CHU de Reims et son nouveau médecin chef mettront-ils à exécution cette décision de justice ?

La mobilisation pour sauver Vincent est donc déterminante ; elle peut par son ampleur dissuader des soignants de mettre à exécution une telle décision. Merci de signer dès maintenant et de faire connaître notre appel à tous vos proches : jesoutiensvincent.com/lappel/sauver-vincent-tout-simplement/

Le Vériteur

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GUÉPIN Emmanuel

Notre vie a croisé celle de Vincent Lambert. Son tempérament, sa joie de vivre, sa curiosité nous ont marqué. Nos échanges, nos relations, notre amitié ont été sincères. Aujourd’hui, nous voulons témoigner. Oui, son accident nous a bouleversé et révolté. Mais c’est la déferlante médiatique et j...
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