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Enlèvement d'enfant : enfin les retrouvailles avec mon fils !

Publiée le 07/01/2013 |
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Révélée par BELLEMAISON Elodie |
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Avec la participation de ma famille, mes amies Noémie, Jennifer et Fabienne
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Mise à jour du 20 janvier 2015 : enfin les retrouvailles !

 
Après deux ans de bataille juridique en France et Egypte, Elodie Bellemaison vient enfin de récupérer son fils, Asim, enlevé par son ex-mari ! Après deux décisions de justice en sa faveur en Egypte, elle s’est rendue sur place l’été dernier pour faire aboutir le dossier. Elle raconte ces derniers mois déterminants et les retrouvailles.
 
L’aide de l’ambassade et des personnalités politiques
 
Je suis partie en Egypte le 15 août, pour que le dossier avance. Au bout de deux semaines sur place, j’ai eu un rendez-vous avec le chargé d’affaires de l’ambassade de France, Nicolas Kassianides. Il m’a clairement fait comprendre que mon dossier allait passer au niveau politique. Asim était localisé dans la maison de famille de son père, mais on n’arrivait pas à faire appliquer les décisions de justice. A partir de là et jusqu’au mois de novembre, j’ai rencontré l’ambassadeur et le consul, respectivement André Parant et Olivier Plançon, environ toutes les trois semaines. Ils ont fait un travail formidable.
 
En septembre, mon dossier a été évoqué lors des visites ministérielles de Laurent Fabius puis de Jean-Yves Le Drian avec leurs homologues égyptiens respectifs. Puis, en novembre, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, est venu en France pour rencontrer François Hollande. De nombreuses personnalités sont intervenues, notamment le président du Sénat Gérard Larcher et le sénateur Jean-Pierre Raffarin qui ont remis une lettre de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam. Je ne sais pas exactement comment et par qui, mais je sais que le dossier des enlèvements parentaux en Egypte a été évoqué lors de cette rencontre.
 
Le dénouement de l’affaire
 
En décembre, j’ai voulu faire une pause de trois semaines et rentrer en France pour Noël et pour le nouvel an. Le lendemain de mon arrivée, j’ai été informée que le consulat venait de recevoir un mail de la présidence égyptienne qui expliquait que mon dossier allait être remis au conseiller juridique de la présidence.
 
Le lundi 5 janvier, j’ai reçu un appel de la vice-consul de France, Françoise Tnina : la sécurité d’Etat égyptienne lui avait dit que je pouvais venir récupérer mon fils, qui m’attendait au commissariat. Je ne sais pas comment la sécurité d’Etat a récupéré mon fils. Le père n’avait pas de mandat d’arrêt international, pourtant Interpol semble être intervenu. D’après mon ex-mari, qui m’envoie désormais régulièrement des mails, ils sont venus le chercher directement chez lui. Dans la journée du 5 janvier, j’ai donc signé une procuration au consul pour que lui et mon avocat puissent aller chercher Asim à ma place.
 
Les retrouvailles
 
J’ai atterri au Caire dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier. Quand j’ai vu mon fils, il dormait. Je me suis juste allongée à côté de lui. J’avais enfin retrouvé mon petit garçon. Je suis restée encore quinze jours sur place, le temps de faire les papiers auprès du consulat pour faire légalement sortir Asim du pays. Nous sommes rentrés le samedi 17 janvier.
 
Depuis que nous nous sommes retrouvés, tout se passe à merveille. Asim va très bien. Il ne parle qu’arabe mais nous communiquons très bien. Il est très joyeux, actif et intelligent, je pense que toute cette histoire l’a beaucoup fait grandir. Je suis heureuse.
 
Evidemment, depuis, le père d’Asim m’envoie régulièrement des mails et il est beaucoup plus diplomate. Je lui ai expliqué qu’il fallait qu’il nous laisse, à Asim et à moi, le temps de se reconnecter, qu’on rétablisse le lien. Pour le moment, ils auront des contacts téléphoniques. Pour les visites, je n’ai pas encore décidé. Je reste méfiante, il a encore tenté de renouveler l’interdiction de sortie de territoire d’Asim peu de temps avant notre retour. Je sais que c’est mon fils avant tout et que, s’il souffre, ce sera de ma faute.
 
Remerciements
 
Aujourd’hui, je veux remercier tout le monde, toutes les personnes qui m’ont soutenue pendant tout ce temps. Je pense particulièrement aux autorités françaises et égyptiennes, consul, vice-consul, ambassadeur, chargé d’affaires de l’ambassade, mais aussi à la communauté française en Egypte qui m’a accueillie, hébergée et nourrie. Les journalistes de l’émission de RTL « Ça peut vous arriver » ont également beaucoup fait avancer le dossier. Enfin, je remercie mon avocat sur place et son fils, Atef et Nour Elsebaey, qui m’ont permis de gagner cette bataille. Je le recommande pour tous les enlèvements d’enfants en Egypte.
 
Malheureusement, j’ai découvert seule le chemin de la bataille judiciaire. Mais aujourd’hui, je suis prête, et je suis apte, à donner des conseils à quiconque aurait mon problème. J’ai mis du temps à savoir ce qu’il fallait faire, mais je suis sûre qu’en allant directement sur place et engageant tout de suite les bonnes procédures, on peut récupérer son enfant en moins d’un an.
 
Propos recueillis par Marine Périn
 
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Mise à jour du 10 juillet 2014 : deux victoires devant les tribunaux égyptiens me permettent d’espérer !


Il y a quelques mois, comme mes démarches n’avançaient pas, j’ai décidé de me rendre en Egypte : j’y suis allée du 12 mars au 11 avril dernier. Là-bas, j’ai pris un nouvel avocat que des amis m’ont présenté. Ensemble, nous avons rencontré l’avocat général du tribunal de Sherkia, où vivent mon fils et ses grands-parents.

J’ai rapidement obtenu une décision positive de sa part : il m’a accordé la garde exclusive de mon enfant. Mon dossier était solide et j’avais apporté toutes les preuves de son enlèvement par son père. De plus, en Egypte, la loi est en faveur de la mère pour la garde des enfants jusqu’à 15 ans (Asim aura quatre ans ce mois-ci).
 
Mon fils caché par la famille de mon ex-conjoint
 
Immédiatement après cette décision, je suis allée chercher mon fils avec la police. Mais nous étions attendus dans le village et mon fils était caché. La police ne pouvait perquisitionner que la maison de ses grands-parents mais je suis persuadée qu’il était juste à côté, dans une maison voisine.
 
Je suis rentrée le 11 avril en France, car j’ai senti que la situation stagnait. C’était juste avant les élections et les responsables politiques ne s’occupaient pas de mon affaire. Le Consulat de France avait fait une demande à la Sécurité d’Etat égyptienne pour qu’ils retrouvent mon fils mais cela n’a pas abouti.
 
Plus d’espoir que jamais
 
Pendant mon séjour, j’avais également effectué des démarches au tribunal de Maadi, au Caire. Après mon retour en France, j’ai obtenu de sa part une deuxième décision favorable. J’ai donc plus confiance que jamais : la justice égyptienne va me permettre de retrouver mon fils.
 
En France, en revanche, rien ne s’est passé. Ma plainte est toujours en cours et je n’ai pas de nouvelles. J’ai complètement arrêté mes démarches ici, je n’appelle plus mon avocate. De toute façon, le Ministère des Affaires étrangères m’a diplomatiquement fait comprendre que je devais me débrouiller seule.
 
Depuis le mois d’avril, je n’ai eu aucune autre nouvelle de mon fils. Mais, vu les conditions de vie de sa famille en Egypte, je ne pense pas qu’ils bougeront. Je ne vais pas lâcher et, aujourd’hui, je suis persuadée que je vais le récupérer.
 
Continuez à me soutenir en adhérant à ma page Facebook « Rendez-moi Asim » (en lien à droite de ce texte) et en signant ma pétition !

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Mise à jour du 30 janvier 2014 : les démarches entreprises depuis un an

 
Depuis un an et demi, je n’ai pas revu mon fils : la situation stagne malgré de nombreuses démarches engagées, auprès des justices française et égyptienne, du Ministère des Affaires étrangères, du consulat de France en Egypte et de la médiation familiale internationale. Voici un premier bilan des actions entreprises jusqu’ici.
 
Blocage entre les justices française et égyptienne
 
En mars 2013, le Tribunal de Grande Instance de Lisieux a établi la résidence de mon fils à mon domicile avec des visites sous surveillance pour son père, ainsi qu’une interdiction de sortie du territoire pour protéger Asim. Suite à ce verdict, j’ai pris une avocate en Egypte pour y faire valoir le jugement et obtenir le droit de garde. Dans ce domaine, la loi égyptienne est favorable aux mères qui gardent le droit de garde de leurs enfants jusqu’à 15 ans.
 
En avril, j’ai envoyé là-bas tous les papiers nécessaires pour entamer la procédure. Ils m’ont été renvoyés au motif qu’il manquait un document prouvant leur authenticité. Depuis, impossible de me procurer ce fameux sésame : ni mon avocate, ni les magistrats du TGI ne savent comment l'obtenir. Or, cette pièce est absolument nécessaire pour engager une démarche là-bas.
 
Opposition de mon ex-conjoint au consulat de France
 
Le 21 octobre dernier, j’ai également eu un rendez-vous au Ministère des Affaires étrangères pour qu’il contacte les parents de mon ex-conjoint – qui s’occupent de mon fils – afin d’organiser une visite consulaire. Il s’agit de faire vérifier par le personnel du consulat de France les conditions de vie d’Asim et de le scolariser – à bientôt quatre ans, il ne va pas à l’école.
 
Sans nouvelles depuis, j’ai fini par les recontacter ce mois-ci : ils n’ont pu contacter que mon ex-conjoint qui a catégoriquement refusé la visite consulaire. Les autorités locales ont désormais le dossier en main et, vu son manque de coopération, mon ex-conjoint devrait être convoqué par le Comité des Bons offices, qui gère les enlèvements internationaux.
 
Le double-discours du père
 
Enfin, je suis en lien avec un médiateur, de la médiation familiale internationale. Mon ex-conjoint a accepté de lui parler mais il joue double-jeu et prétend que c’est moi qui n’ai aucun intérêt pour mon fils et ne souhaite pas aller le voir ! En décembre dernier, je lui ai pourtant proposé de venir au Caire pour passer une semaine avec mon fils : c’est lui qui a refusé.
 
Entre la réponse du Ministère des Affaires étrangères et les actions du consulat de France, tout se bouscule ce dernier mois, mais ce n’a pas toujours été le cas cette année. L’assignation au jugement, envoyée à mon ex-conjoint en Egypte, est revenue à l’huissier de justice avec la mention « adresse inconnue » : il n’a donc pas signé ce document, ce qui serait une preuve qu’il a pris connaissance du verdict. En parallèle de ma procédure civile (divorce, etc.) à son encontre, je vais probablement continuer mes démarches pour le poursuivre au pénal avec l’aide de Maître Picchiotino. Je pourrai alors le poursuivre pour non-représentation d’enfant et obtenir à son encontre un mandat d’arrêt international.

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Retrouvez ci-après la Vérité d’Elodie Bellemaison, telle qu’elle la racontait il y a déjà un an et demi

 
Le 24 novembre 2012, un drame familial surgit : le père de mon petit garçon l’enlève et l’emmène dans son pays d'origine, l’Egypte.

Mariée depuis le 14 mars 2010 à un Egyptien et maman d'un petit garçon de deux ans et demi (né le 21 juillet 2010), je vis un drame depuis un mois et demi : mon mari, résidant avec moi et mon petit garçon en France depuis avril 2012, a quitté le domicile conjugal le 24 novembre avec mon fils en partance pour l'Egypte.
 
C'était un samedi. Je suis partie travailler à 9h50 comme tous les jours et suis rentrée vers 14h30. A ce moment-là, rien de suspect, je me dis que mon fils et son père sont partis se promener comme ils ont l'habitude de le faire. J'essaie alors d'appeler sur son téléphone et je tombe directement sur la messagerie vocale. Je commence à avoir peur. Je me rends dans la chambre du petit, tout est à la même place. Je file dans notre chambre, j'ouvre l'armoire et constate que des habits de mon mari ont disparu mais je n'arrive pas à y croire. Je repars ensuite dans la cuisine puis retourne immédiatement vers son armoire et là je comprends tout de suite qu'il est parti. Il a pris soin de se faire une valise avec ses effets personnels mais n'a rien pris pour mon fils. Prise de panique, je prends ma voiture et je file à la brigade de gendarmerie de ma ville.
 
« Je sais exactement où se trouve mon bébé car mon mari a toute une famille à charge »
 
J'ai donc directement porté plainte mais, malheureusement, ils étaient déjà dans l'avion (décollage de l'avion à 15h10 à l'aéroport de Roissy). La gendarmerie a été efficace et compétente. Les autorités égyptiennes et françaises ont établis une médiation avec mon mari à son atterrissage au Caire mais il n'a rien voulu savoir. Comme il avait les mêmes droits que moi, la maman, sur mon fils, ils n'ont pas pu l'arrêter et je suis obligée d’attendre un jugement pour le droit de garde.
 
J'ai donc débuté ma procédure judiciaire deux jours après – nous étions en week-end – et j'ai fait un dossier civil. J'ai contacté le Ministre des Affaires étrangères et le procureur de la République a imposé une interdiction de sortie de territoire que j'ai renouvelée bien que mon fils soit déjà en Egypte. Je sais exactement où se trouve mon bébé puisque mon mari à toute une famille à charge (ses parents, sa sœur, sa nièce). Il ne s'occupe pas de son fils car il est instructeur de plongée : il part sur les bords de la mer Rouge et ne rentre que tous les deux mois. Il n’a aucun scrupule à laisser son fils pour une si longue période avec des personnes qui ne sont pas valides pour s'occuper de lui.
 
« Un père jaloux commet toujours l’irréparable »
 
Je m’étais déjà fait arracher mon petit garçon en Egypte d’aout jusqu'à octobre 2011 devant les yeux de la mère de mon mari qui n'a rien dit. Mon mari est colérique, possessif et très exclusif avec son fils, il lui rend la vie très difficile. Puis, de décembre 2011 à avril 2012, même topo mais je décide de rentrer en France car mon état de santé était défavorable. J'ai dû laisser mon fils avec son père car ce dernier avait imposé une interdiction de sortie de territoire ! C'est ainsi que je suis rentrée en France dépitée et malheureuse en sachant que mon mari s'était permis de jeter mon fils dans sa famille et de retourner le voir seulement tous les deux mois. C’est un abandon alors que moi, maman, je pouvais m'occuper de mon fils 24 heures sur 24. Mais un père jaloux commet toujours l'irréparable.
 
Après de lourdes négociations, mon mari est venu vivre en France avec moi en avril 2012 et m'a ramené mon fils. De là, nous avons essayé de nous reconstruire, mon fils et moi-même. Cela a été difficile, surtout pour mon petit garçon : il a gardé, depuis tous ces évènements, un gros souci psychologique au niveau de la séparation, il n'acceptait pas que je puisse le laisser chez la nounou et tout ça par la faute de son père qui lui fait subir une vie chaotique. Avant l'enlèvement, cela faisait deux semaines que mon fils allait bien et acceptait d'aller chez la nounou et, lorsque je le récupérais, il était heureux et me sautait dans les bras.
 
« Je n’ai que des petites nouvelles où on me dit que mon fils n’a pas besoin de sa maman »
 
C’est un amour de bébé qui ne mérite pas toute cette maltraitance de la part de son père. Son père fait de l’aliénation parentale. Les droits de mon petit garçon sont entravés, mon petit ange mérite d’être heureux et pas d’être dans des conditions de vie déplorables. Malheureusement on ne me permet pas de voir mon petit garçon par Skype ou de lui parler au téléphone : je n'ai le droit qu'à de petites nouvelles qui me disent que mon fils va très bien et qu'il n'a pas besoin de sa maman. De plus, personne ne lui inculque sa langue maternelle puisqu'il y a un rejet de son côté français. J'ai la tristesse de dire que mon fils ne peut plus me comprendre mais l'amour maternel n'a pas de frontière et nous sommes unis à jamais.
 
Mon enfant n'a pas de prix, il est tout ce que j'ai dans ce monde et je me battrais chaque jour encore plus pour lui redonner la vie qu'il mérite d'avoir. Mon mari se disait « bon musulman », faisant sa prière cinq fois par jour et respectant tous les textes du Coran qu'il m'a dictés. On peut juste s'apercevoir que ce genre de personnes ne sont en fait que des faux croyants et ne pratiquent que leur propre pensée. Ce sont des menteurs, manipulateurs et égoïstes. Moi, adulte de 26 ans, je peux souffrir et me relever mais un enfant de deux ans et demi ne doit pas souffrir car c'est toute sa vie qui sera touchée !
 
Plusieurs histoires similaires à la mienne n'aboutissent pas et c'est incompréhensible, nous avons des lois, des textes, des accords ratifiés, alors où est la justice ? Sachez que chaque maman voit sa lueur d'espoir et rêve de retrouver son enfant… Moi j'y crois et je ne m'écroulerai jamais ! Pour me soutenir, signez la pétition en bas à droite de cet article, je vous remercie !

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Le Vériteur

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BELLEMAISON Elodie

je suis née le 23/10/1986 je suis serveuse, j'adore passer du temps avec ma famille, mes amies. Je suis l'heureuse maman d'un magnifique petit garçon de 2 ans et demi qui s'appelle Asim! Le sourire de mon enfant est égale à mon sourire!! un amour indestructible
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