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"Mieux vaut rire dans une chaumière que pleurer dans un château"

Publiée le 25/01/2013 |
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Révélée par PERRIER Cyrille |
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Quand un patron abuse de la confiance de ses salariés...
Tout d’abord, je veux me présenter: je me nomme Cyrille, je vis avec ma compagne Marie et ma petite fille de 4 ans et  mon fils de 13 ans qui vit avec sa mère à Béziers et qui passe toutes les vacances scolaires avec nous. Je suis jardinier paysagiste diplômé depuis vingt ans. Je suis auto entrepreneur dans le paysage depuis cinq ans.

Ceci était ma situation avant mon histoire.

Tout commence en Septembre 2011 ou la crise diminue considérablement mes revenus.
Je trouve donc pour un particulier qui me propose des travaux de plantation dans une grande propriété de 10 hectares avec des étangs, vergers et potagers. Pour créer un arborétum et d'autres travaux paysagers en vue d'une future embauche en CDI au sein de cette propriété comme gardien et homme à « tout faire ».

Ma compagne et moi-même sommes enthousiastes; Je commence donc à travailler, n'hésitant pas à utiliser mon matériel personnel (camion, outils à main, etc…). J'accomplis donc mes taches jusqu’à la fin de l'année 2011. L'employeur et le pépiniériste qui nous a vendu les végétaux sont impressionnés et satisfaits de mon travail.

Nous sommes donc fin 2011 et le propriétaire nous convoque, ma compagne et moi, pour nous exposer les conditions de mon embauche. Nous devions être en couple et que ma compagne ait un CDI à mi-temps chez un autre employeur, ce qui était le cas.
L'employeur nous expose donc ma mission en tant qu’homme à « tout faire » et gardien. Ce poste consistait en plusieurs tâches clairement définies :
  • la réception des livraisons;
  • l'accueil des visiteurs en semaine;
  • la surveillance de la propriété;
  • la surveillance de l'alarme (activation, désactivation, entretien);
  • la prévenance des forces de l'ordre et/ou de sécurité en cas d'anomalie;
  • l'entretien des haies, des pelouses, des fleurs et des petits arbres et plantes d'agrément (arrosage, tonte, taille etc...);
  • l'entretien des allées et le ramassage des feuilles;
  • l'entretien du potager;
  • la coupe de bois de chauffe;
  • l'entretient de la piscine et bâtiments annexes;
  • les petits travaux de bricolage;
  • le ménage;
  • la garde et la nourriture des animaux;
  • l'entretien des outils et appareils mis à ma disposition pour l’exercice de mes fonctions;
  • travailler le samedi et dimanche de façon exceptionnelle pour des réceptions qui pourront être organisées dans la propriété ;
  • accomplir  tous les déplacements nécessaires  à la bonne exécution de mes fonctions (avec mon véhicule personnel n’ayant pas eu accès à un véhicule de fonction mis à ma disposition).
Tout cela devait être réalisé dans le cadre d’un contrat à temps partiel de 31 heures hebdomadaires, répartie sur cinq jours par semaine.
Pour un salaire mensuel net de 1.024,17 euros, lequel inclut une convention expresse toute prime et/ou gratification légale ou conventionnelle qui me serait due. Payé en chèque emplois service, le montant net inclut une majoration de 10% au titre de congés payés. En déduisant le loyer de notre logement de fonction de 455 euros, cela faisait un salaire de 580 euros net par mois ! Cela m’a laissé perplexe ! 

Le contrat et la fiche de paye était à mon nom propre mais l'employeur nous posa une condition: ma compagne devait exécuter le ménage, cuisine, dressage des tables à leur arrivée pour eux et leurs convives. Tout cela était évidemment rémunéré sur mon salaire et les extras, vu la disponibilité de son mi-temps. Ils ajoutaient que si on leur rendait ce service, ils nous le rendraient par la suite. Cela nous a paru bizarre et pas très conventionnel !
Après réflexion de notre part, la naïveté et la cupidité de ma compagne et l'enthousiasme de venir habiter dans un château, elle me pria d'accepter cette offre malveillante.

Nous voilà donc installés et commençons rapidement à nous faire exploiter. Ma compagne ayant un altruisme prononcé, l'employeur se frotta les mains. L'employeur me demanda quel matériel acheter pour la réalisation de mes travaux; je lui ai donc demandé d'acheter un tracteur-tondeuse de 30 chevaux, correspondant à la surface de la propriété. Ce tracteur m’a été refusé, pour un autre tracteur ne correspondant plus à mon estimation en tant que professionnel du paysage. Cela ne commençait pas très bien… !

Les propriétaires venaient régulièrement avec leur  amis et famille et  le château était loué pour des séminaires et des « shootings » photo.
Un jour, l'employeur vint me voir pour me demander de signer une attestation d'hébergement pour  un couple. Il me dit que c'est dans mon intérêt d'accepter. Cela permettait au couple de se marier à l'église et en même temps au château. J’acceptais.

Arrivé au printemps, à la saison haute du jardin et des visites, la charge de travail devenait très pénible pour ma compagne et moi-même. Nous faisions jusqu'à 60 heures de travail par semaine; nous l'avons signalé à notre employeur et ce dernier nous répondit que nous les récupérions l’hiver prochain ce qui était impossible vu les clauses du contrat.

Durant cette année 2012, la relation de notre couple se dégrada considérablement : les disputes entre ma compagne et moi s'amplifièrent liées aux charges de travail considérables. Ma compagne très courageuse fini par avoir des problèmes de santé (canal carpien) et elle perdit 60% de ses capacités manuelles et ne pouvait plus faire face. Cette relation insupportable entraîna notre séparation; ma compagne partit du foyer avec ma petite fille de 4 ans. Je me retrouvais seul à assumer ce contrat. Ne pouvant faire face à ce déroulement des choses et ayant prévenu l'employeur de ma situation, il décida de me licencier pour  « faute grave ». Bien sûr, il ajouta qu’il fallait que je quitte le logement de fonction pendant la trêve hivernale.

Je suis indigné et désespéré, je n'ai pas de ressource pour me défendre, j'ai deux enfants en bas âge et plus de logement ! Que puis-je faire ? Pouvez-vous m’aider ? Connaissez-vous des personnes qui vivent la même situation ?

Merci par avance…

Le Vériteur

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PERRIER Cyrille

Je viens de reçevoir ma lettre de licenciment en date du 16/01/2013 pour faute grave. En effet, j'étais en poste de gardien et homme à "tout faire" depuis le 05/01/2012. Avant cette époque, j'étais auto-entrepreuneur dans le paysage, domaine qui est mon métier depuis 25 ans. Malheureusement, la c...
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