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Un exercice médical humaniste ou une gestion industrielle des soins?

Publiée le 30/01/2013 |
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Révélée par HERZOG Bernard |
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Lorsque les soins industriels ne sont plus humains...
Au cours d’une réunion de recherche scientifique consacrée à l’électrosomatogramme, le Professeur J.R, ancien responsable du projet « un homme sur la lune », puis « un homme sur Mars » à la NASA devait me confier entre deux séjours, « En France la médecine c’est la catastrophe ! »
Lui ayant demandé de préciser sa pensée, il devait répondre : « les médecins ne sont plus formés à examiner leurs patients, qu’ils n’écoutent pas. Ils s’empressent de demander une multitude d’examens qu’ils ne sont pas capables d’interpréter, pour prescrire une foule de produits souvent iatrogènes. »
Sans adhérer intégralement à cette façon de penser, il est bon de s’interroger sur les causes de cette situation. Cela revient à poser la question :
Avons-nous le choix entre un exercice médical humaniste ? et une organisation industrielle des soins ?
Le citoyen a-t-il son mot à dire face à  une politique de santé, et faire entendre sa préférence pour une médecine différente de celle qui nous est imposé par une administration par trop intellectuelle ? Cette situation dépasse le cadre de la santé : elle est le reflet d’une société elle-même en dérive. On ne supporte pas les difformités corporelles, les bruits et les odeurs du corps ; l’intellect a horreur de la chair quoi qu’il en dise.
 
L’art médical

Le souhait de chacun est de pouvoir pleinement jouir de la vie c’est pourquoi être en bonne santé nous préoccupe tous.
La jouissance de vivre, c’est ressentir un immense plaisir de bien être dans sa peau, au travers d’un effort personnel.
Vous me direz que c’est un art. C’est non seulement un art mais la résultante d’un immense effort effectué. L’effort fut-il réel ou imaginaire ? Peu importe ! Ce qui compte c’est de parvenir à cet état.

Quel est l’art du médecin ? Il a cette capacité de part « ses deux seins » de veiller, d’organiser, de permettre aux sujets une qualité optimale de santé. On les dénomme en général patients car ils sont bien obligés de l’être malgré eux. Certes, car ils attendent  surtout la bienveillance, une écoute empathique. Le thérapeute a l’obligation d’exercer son art dans un système de soins par les moyens les plus simples et les plus efficaces. Afin de rester dans l’équilibre, qui va lui donner ainsi qu’à son patient, une harmonisation d’entente optimale. L’art du médecin est de donner l’intégralité non seulement dans l’écoute mais aussi dans l’observation rigoureuse de son patient qu’il s’agisse de sa démarche physique, de son mode de vie quotidien, de son alimentation, etc….
Or tout ce qui est industriel, tout ce qui est mécanique, standardisé, tout ce qui est méthodologie protocolaire n’engendre qu’un contact froid, déshumanisé, aseptisé.

A ce contact réfrigérant, le malade se décourage, il s’effraie, il s’insurge ne pouvant pas faire confiance aussi il se résigne à subir un système industriel déshumanisé. Gardons le pour les cas les plus critiques, les plus urgents pour lesquels le temps de réflexion et d’écoute manque, pour ceux qui ont besoin dans l’urgence d’une démarche méthodique quasi immédiate.
 
Il ne faut jamais renier les découvertes et les avancées scientifiques actuelles mais à la condition de les intégrer dans une démarche d’écoute thérapeutique harmonieuse des sujets qui n’élimine ni les facteurs   psychologiques humains - car l’écoute attentive et l’observation vont permettre une adaptation spécifique à chacun des cas - ni les solutions anciennes ou innovantes respectueuses du sujet car non iatrogéniques.
Il s’agit d’une adaptation régulière au travers de l’apport de chacun car le malade va apporter au thérapeute sa confiance et donc une matière de traitement. Cela représente 50% du chemin thérapeutique. Il dépend uniquement de la qualité de la relation installée entre le thérapeute et son visiteur.
 
Les recettes de « Bonnes Femmes »

Hier cet apprentissage, en quelque sorte artistique, était une transmission lente en vue de cet échange permanent. On apprenait ainsi qu’une bonne application de graines d’orge chauffées peut être plus efficace que toutes les médications anti-inflammatoires ingurgitées, mal dosées.
Peut être vous allez me critiquer d’utiliser des moyens qu’on appelait « recettes bonnes femmes » ; le grand mot est lâché ! Revenant sur ce point, car vous pensez toujours aux recettes reçues de nos grands-mères, des vieilles femmes qui nous badigeonnaient dans l’enfance de teinture d’arnica après les traumatismes ou qui plaçaient des ventouses sur le dos du grand père quand il prenait froid  et débutait une pneumopathie. Je pense, qu’il s’agit de fameuses recettes qui ont toujours aidé l’humanité à moindre frais, à moindre conséquences négatives, sans effets secondaires.

L’expression, « remèdes de bonnes femmes » vient du latin. Elle comporte la bonté, le bien famé, donc de bonne renommée alors pourquoi s’en gausser ? Pourquoi ne pas les utiliser ? Pourquoi ne pas prendre appui sur ces moyens simples qui vont éviter bon nombre d’intoxications, d’effets secondaires iatrogènes, déterminés par les médicaments. Alors qu’on nous rabâche sans cesse qu’il n’y en a guère et qu’il vaut mieux les passer sous silence.
Heureusement pour nous, mais sachant quand même que l’on dénombre en France douze à seize mille morts chaque année suite à de médications intempestives ! C’est bien maigre et d’intérêt secondaire me direz vous mais c’est bien lourd pour ceux qui les subissent et pour leurs familles.
C’est ce qui m’interdit de me complaire dans ce genre d’exercice professionnel, car lorsque qu’un patient trépasse suite à ces médications intempestives et arbitrairement protocolaires, c’est l’honneur du médecin qui s’effondre !

C’est l’échec de la mission qui nous est confiée. Je ne relate pas non plus outre les décès, les inconvénients graves dus aux médications industrielles. Ainsi par exemple, les grandes croisades contre les excès de cholestérol utilisant des produits à base de fluor, masque en fait des chimiothérapies. Quand on obtient les formules de chimie organique de ces produits cela devient une évidence pour le chimiste. Dans les années qui suivent, on observe une augmentation significative des tumeurs et des hémopathies. Le nombre croissant de ces décès est à l’opposé de nos désirs et nous sommes obligés d’appliquer des protocoles, devenus comme des assistés robotisés attendant leurs nourrices.

Essayons de prendre le plaisir de la vie, de l’échange, de l’aide au  travers de l’écoute et de l’observation. Or nous savons qu’un grand nombre de cas sont dus à des carences d’hygiène, d’alimentation, à des carences affectives, à des carences d’une démarche routinière. J’avoue avoir été moi-même, atteint par cette attitude de carence routinière. Certes ce n’est pas le plus bel exemple, mais c’est la plus belle démonstration d’une démarche erronée.
Quant à l’utilisation inquisitoriale d’un pouvoir fâcheux envers les malades, les derniers médecins encore dignes de ce nom, auraient beaucoup à dire car désormais les meilleurs sont sujets à la vindicte occulte ou non des plus misérables. Cela donne une idée de l’évolution de la société en général dans un monde de plus en plus déshumanisé, répressif et bureaucratique. 
 
Les protocoles thérapeutiques

Permettez-moi de vous poser une question fondamentale :

Que devient la relation médecin malade avec les protocoles thérapeutiques ?

Faut-il faire chorus avec le Professeur Lucien Israël quand il déclare « En médecine, le protocole préétabli est le summum de la médiocrité » ?
Le protocole, que cette interrogation met en évidence, est un moyen d’unifier communément un ensemble de malades selon un type de maladie donnée. Or ce genre de pratique oublie la particularité individuelle de chacun ce qui est à l’opposé de tout humanisme hippocratique. 

On oublie sa façon de vivre, son mode de penser, ses habitudes alimentaires, etc. L’omission de ces différentes démarches et particularités va conduire au fait que les différents protocoles engendrent non seulement des échecs thérapeutiques mais également des résistances physiologiques, donc de biochimie cellulaire, et des effets imprévus favorisants des réactions secondaires délétères.

Tous les homéopathes connaissent et recherchent les modalités comportementales d’aggravation ou d’amélioration car le malade présente des caractéristiques qui constituent la résultante de sa vie, de sa manière d’être, d’avoir été.

Doit-on considérer que chacun vit comme un clone parfait identique à  son voisin, emprunte la même démarche, s’alimente comme lui, se lève de la même manière à la même heure, alors qu’il ne marche pas d’une façon identique, ne se tient pas dans la société de la même façon que les autres ? Toute démarche thérapeutique doit, devrait être adaptée à ces différents paramètres : par exemple, les réactions au chaud ou au froid, aux divers climats, aux habitudes alimentaires familiales, ethniques, …etc. 

Peut-on considérer le fait que chacun a conscience d’exister collectivement - comme les fourmis ou les abeilles selon un numéro de matricule - ou de vivre individuellement ?

Vivre collectivement voudrait dire que chacun est identique à l’autre, que chacun a les mêmes façons de faire, suit les mêmes aspirations, a subi les mêmes traumatismes ou, évènements, du moins qu’il a intégré les mêmes enseignements. Est-ce raisonnable de demeurer dans une telle conception primaire, dans une telle démarche qui ignore le sujet et tout humaniste ? Cela relève de la schizophrénie !

 Le rêve d’un ancien directeur d’hôpitaux très autoritaire, devenu inspecteur à l’IGAS (inspection générale de la santé) était de voir la physique mettre au point un grand ordinateur capable d’effectuer les diagnostics et de prescrire les thérapeutiques sans l’intervention des médecins qu’il considérait comme des trublions ; dans le même ordre de pensée, un technicien aussi valeureux soit-il n’est pas un médecin.
 
Si on raisonne en « masse », cette manière intellectuelle théorique est évidement excellente pour les statistiques. Mais si on raisonne au niveau de la personne, de « l’individu » cette démarche ne peut pas avoir lieu, n’a pas lieu d’être, car elle engendre de multiples résistances.
Le mode protocolaire est un mode opératoire qui, s’il respecte une méthodologie, ne respecte nullement, aucunement la nature animale, physiologique, organique du sujet. Comme vous le savez, chacun a son propre patrimoine génétique et d’acides nucléaires, chacun possède sa propre composition sanguine, sa typologie HLA, sa façon de défendre son unité immunitaire.

Le système digestif est particulier à chaque personne. Vivre collectivement, voudrait dire que chacun est identique à l’autre, que chacun à la même façon de concevoir la vie, ayant eu la même éducation : nous voilà rendu dans un temple politique particulier qui a fait des ravages et qui continue à en faire dans nos pensées collectives. Nous sommes en plein intégrisme, une forme de communisme réducteur !
La démarche protocolaire, devient non seulement irrespectueuse mais source d’un affaiblissement organique protéinique voire génétique ! Elle conduit à la dégénérescence de l’espèce en plus des effets particuliers observés sur les patients.
 
Les mutations

Alors pourquoi s’étonner, de comptabiliser de plus en plus de mutations, entendez sous ce terme des mutations qui entraînent des tumeurs, des métabolismes déviants, des désordres physiologiques immunitaires qui apparaissent, au cours des années ? En observant les différentes générations successives, on constate non seulement l’apparition de problèmes hormonaux, des maladies osseuses, mais aussi de plus en plus de problèmes de stérilité et d’infertilité.

Combien de couples viennent se plaindre de ne plus retrouver la recette d’avoir des bébés et qui dans ces conditions se tournent vers des procréations assistées ? On remarque que ces méthodologies suivent des protocoles stricts, très agressifs pour les glandes endocrines et les systèmes immunitaires bien que le taux de réussite ne dépasse pas 17% en France. On observe que si les naissances sont heureuses dans un premier temps, elles apportent un grand nombre de désagréments génétiques importants par la suite que l’on appelle « maladies d’empreintes ». J’ai moi-même observé l’apparition secondaire de sarcomes ou d’épithéliomas après ces inondations hormonales assistées ou d’autres affections or la relation n’est jamais effectuée avec la fécondation artificielle. On ne réfléchit pas aux conséquences des traumatismes que subissent les gamètes : agression du froid, des bactéries du froid, agressions mécaniques mais également sur les conséquences psychiques des fécondations imposées sur des organismes rejetant pour un temps le fait d’être mères. Tous les psychologues et les psychanalystes ont observé les effets délétères de ces comportements invasifs de style militaire. 
Vous voudrez bien admettre qu’en plus des pollutions connues répertoriées s’ajoutent et se surajoutent des conséquences désagréables sur nos organismes non seulement diagnostiques mais également thérapeutiques tout à fait protocolaires.

Comment pensez vous pouvoir soigner un problème d’une glande hépatique inversée alors qu’en général on pense trouver la glande hépatique au même endroit ? Comment pensez vous soigner un organe cardio-vasculaire légèrement ou littéralement décalé ? La réponse est toujours identique : On fait comme s’il était à sa place ! Je peux vous confirmer par expérience que cette démarche est fausse parce que le sujet ne réagit pas de la même façon. Pourquoi ne pas effectuer la relation entre cette habitude d’établir des protocoles de soins et les dizaines de milliers de décès d’origine iatrogène observés chaque année et de les comparer aux centaines de milliers de journées d’hospitalisations consécutives aux erreurs médicamenteuses ? Après six mois d’utilisation répétitive d’anti-dépresseurs, les dégénérescences neuronales sont souvent irrécupérables alors que l’utilisation de la musicothérapie, des pulsions magnétiques et d’entretiens psychologiques viennent à bout des états dépressifs dans la majorité des cas. Certes, il s’agit de thérapeutiques qui nécessitent beaucoup plus d’attention et de temps, donc d’implication et de compétence du médecin… elles ne sont pas « rentables » excepté pour le patient.

Nous ne devrions pas à notre époque avoir à traiter ce genre de problème, pas plus que les ennuis nosocomiaux et leurs effets secondaires aussi négatifs que douloureux.

Vous voyez que les médecins de notre espèce constituent une race de soignants aujourd’hui en voie de disparition alors que par notre expérience et nos observations cliniques nous avons compris, ou du moins tenter d’entrevoir une petite fraction de la vie.
Chaque jour, les revues nous annoncent la disparition de nombreuses espèces animales, des mutations ça et là de plus en plus irréversibles. Nous n’avons donc pas la spécificité en ce domaine d’être oubliés ou inconnus de tous ces organismes animés d’excellentes bonnes  intentions. Les vieux cliniciens sont condamnés à disparaître. Dans quelques dizaines d’années, on se souviendra peut être de leur existence passée et de nos contestations. Peut être pensera-t on à former des cliniciens humanistes capables d’appliquer plus intelligemment des protocoles plus souples, plus respectueux de l’intégrité corporelle et psychique de ceux qui souffrent.

Le Vériteur

Photo du Vériteur

HERZOG Bernard

HERZOG Bernard, Né le 28 décembre 1935 à Nancy (Meurthe et Moselle). Fils d’Eugène Herzog, Grand Prix de la recherche scientifique. Diplômes : Licencié es science (Physiologie générale, Chimie biologique, Chimie générale -minérale et organique-, Biologie générale et Physique générale), Docteu...
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