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Equateur : exploitation des travailleurs de l’hacienda des Alamos

Publiée le 13/08/2014 |
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En Equateur, des dizaines d’employés agricoles ont été renvoyés par une puissante entreprise agro-industrielle.
Un groupe de travailleurs de l’hacienda des Alamos, une grande propriété agricole du groupe exportateur Bananera Noboa, exigent d’être réengagés à leur poste de travail. Ils ont été renvoyés pour le simple fait en juin 2014 et dénoncent avoir été l’objet de mauvais traitements et de licenciements injustifiés.
 
L’hacienda, propriété de l’ancien candidat à la présidence Alvaro Noboa Ponton, se situe à côté de Naranjal, dans la province de Guyas. Elle a une superficie d’environ 1 200 hectares et environ 1 400 personnes y travaillent. Selon les travailleurs, l’entreprise a commencé à les renvoyer en février dernier, après qu’ils aient formé le Syndicat des Travailleurs Industriels de Bananero Alamos et un comité d’entreprise pour obtenir de meilleures conditions de travail.
 
L’entreprise a d’abord renvoyé les membres de la direction syndicale qui avaient présenté une liste de demandes pour améliorer les conditions des travailleurs et travailleuses – le paiement des heures supplémentaires, une assurance maladie, la liberté syndicale, etc. En outre, ils contestaient une baisse de salaire de 1% de 1 200 employés aux mois de février, mars, avril, mai et juin 2014.
 
Se défendre contre des conditions de travail dangereuses
 
Conformément aux plaintes présentées par les secrétaires et par les travailleurs, à l’intérieur de l’hacienda, on  « harcèle les travailleurs avec des menaces de licenciement et on les oblige à signer un document en renonçant à créer une organisation syndicale ». Les dirigeants syndicaux mentionnent également des conditions de travail inhumaines et soulignent que les travailleurs sont soumis à une exploitation constante et que leurs droits ne sont pas reconnus.
 
« Chaque homme fait le travail de quatre personnes mais n’en tire aucune considération. Par exemple, lorsqu’ils sont en train de manger, ils entendent de petits avions qui fumigent les plantations et ils savent que ce sont des substances toxiques dangereuses pour la santé. »
 
Les employés exigent d’être réengagés et que leur liste de demandes soit acceptée. Angel Rivero, président de la Fédération nationale des travailleurs agro-industriels, des agriculteurs et des indigènes libres d’Equateur (Fenacle), cherche des mécanismes légaux pour réintégrer les employés renvoyés.
 
Des violations répétées et régulières depuis plus de dix ans
 
« Nous avons déposé une plainte devant les organismes compétents et nous organisons des assemblées informatives pour éviter que les compagnons n’abandonnent leur combat » a précisé Rivero, précisant « ce n’est pas la première fois que le groupe Noboa abuse de ses employés ».
 
Il se rappelle qu’en 2002, un groupe d’employés des Alamos a été réprimé et expulsé avec violence après avoir fait grève contre le renvoi de plus de 120 compagnons. Il y a eu 19 blessés. Ils avaient reçu l’appui de nombreuses organisations syndicales nord-américaines et européennes, mais trois tribunaux de conciliation et d’arbitrage ont rejeté les demandes présentées par les travailleurs agricoles. Le syndicat a été démantelé en 2002.
 
De son côté, Victor Freire, avocat de la Fenacle, qui offre une assistance légale aux travailleurs, insiste sur le fait que l’entreprise est obligée de respecter la formation du syndicat et du comité d’entreprise qui ont été constitués légalement à la suite d’une action en justice en avril 2012 devant le Ministère du travail.

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Retrouvez le texte dans sa version originale :
 

ALAMOS,  VIOLACION Y EXPLOTACION LABORAL

 
Un grupo de trabajadores de la hacienda Los Álamos, del Grupo Exportadora Bananera Noboa, exige ser reintegrado a sus puestos de trabajo.ya que fueron despedidos por el simple hecho de haberse organizado y formado un Sindicato de Trabajadores asi como un Comité de Empresa de los Trabajadores, Ellos denuncian haber sido objeto de maltrato laboral y despidos “injustificados” por exigir el pago de utilidades desde el 2005 y otros beneficios.
 
La hacienda, propiedad del ex candidato presidencial Álvaro Noboa Pontón, está ubicada cerca de Naranjal, en la provincia de Guayas, tiene un  extensión de 1.200 hectáreas y trabajan aproximadamente 1.400 personas.
 
Según los trabajadores, la empresa comenzó a despedirlos en febrero pasado, luego de que constituyeron el Sindicato de Trabajadores de Industrial Bananera Álamos, con el fin de buscar mejores condiciones laborales.
 
Primero despidieron a los miembros de la dirigencia sindical que presentaron un pliego de peticiones para mejorar las condiciones de las y los trabajadores, explicaron los Secretarios General del Sindicato Jorge Maldonado, y del Comité Jorge Muñoz.
 
De acuerdo a denuncias presentadas por los secretarios como de los trabajadores se afirma que al interior de la hacienda se “hostiga a los trabajadores con amenazas de despidos y se los obliga a firmar un documento renunciando a la organización sindical”.
 
Los dirigentes también mencionan que las condiciones en las que trabajan los empleados son “inhumanas” y que están sometidos a una constante “explotación laboral”, ya que sus derechos establecidos en la ley no son reconocidos.
 
“Cada hombre hace el trabajo de cuatro personas, pero no tienen ninguna consideración, por ejemplo, cuando estan comiendo las avionetas fumigan las plantaciones y saben que son sustancias tóxicas dañinas para la salud”.
 
Los empleados exigen ser reintegrados a sus puestos de trabajo y que se acepte el pliego de peticiones en el que se pide el pago de los correspondientes beneficios de ley, Ángel Rivero, Presidente de la Federación Nacional de Trabajadores Agroindustriales Campesinos e Indígenas Libres del Ecuador (Fenacle), organización que respalda a las y los trabajadores de la agroindustria indicó que están buscando los mecanismos legales para reincorporar a los trabajadores que han sido despedidos.
 
“Hemos realizado la denuncia ante los organismos competentes y estamos organizando asambleas informativas  para evitar que los compañeros decaigan”, mencionó Rivero.
 
El Presidente de la Fenacle dijo que “no es la primera vez que el Grupo Noboa actúa con prepotencia contra sus empleados”.
 
Recordó que en 2002, un grupo de empleados de Los Álamos fue reprimido y desalojado con violencia por realizar una huelga en reclamo al despido de más de 120 compañeros. Entonces recibieron el respaldo de varias organizaciones sindicales y laborales estadounidenses y europeas, pero tres tribunales de conciliación y arbitraje rechazaron las demandas presentadas por los trabajadores agrícolas.
 
Por su parte, Víctor Freire, abogado de la Fenacle y quien brinda asistencia legal a los trabajadores, destacó que la empresa está obligada a respetar la conformación del Sindicato y Comité de Empresa, que han sido legalmente constituidos.

Le Vériteur

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Association à but non lucratif

La FENACLE (fédération nacional de trabajadores agroindustriales capesinos e indigenas libres del Ecuador : fédération nationale des travailleurs agroindustriels, des paysans et des indigènes libres d’Equateur) s’est constituée en 1969. Depuis, cet organisme est reconnu internationalement pour sa...
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