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Stop à l’apologie de la pédophilie dans l’espace public !

Thème : Société, Viol, Enfance
Publiée le 27/01/2014 |
20625 | 9 ||
Révélée par CRIFIP Asso |
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Avec la participation de Le CRIFIP auteur de cette Vérité lutte contre une vraie désinformation sociale.
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Ces derniers mois, plusieurs personnalités exposées médiatiquement ont tenu des propos dédramatisant la pédocriminalité.
Pour le Centre de Recherches Internationales et de Formation sur l’Inceste et la Pédocriminalité (CRIFIP) et l’association « Le Monde à travers un regard », l’année 2013 a été dramatique. Désinformation et banalisation des propos faisant l’apologie de la pédophilie ont favorisé un climat de décriminalisation. Le pédopsychiatre Marcel Rufo sur France 5, le gynécologue Sylvain Mimoun sur « Le Plus » et le lauréat du prix Renaudot Essai Gabriel Matzneff sont trois exemples de personnalités publiques ayant tenu de tels propos, à la télévision, sur Internet ou dans un ouvrage.
 
Les conséquences des violences sexuelles sur mineurs
 
Le 3 décembre 2012, l’émission télévisée « Allo Rufo » est diffusée sur France 5 : la chaîne laisse passer des messages entièrement contraires à sa mission d'éducation du public (l’enregistrement de l’émission est disponible dans les liens à droite de ce texte). Marcel Rufo y affirme que « la majorité des enfants victimes de violence sexuelles vont bien à distance après le sévice ». A la mère qui appelle, il conseille d'aller en priorité demander la vérité à la personne désignée comme agresseur.
 
Pour les associations protectrices des droits de l’enfant, il s’agit d’un véritable laissez-passer aux agresseurs. Avant de se reprendre, le docteur Rufo annonce également que « le signalement des enfants en danger est une mode » puis, dans un communiqué ultérieur, « un classement sans suite ou un non-lieu apaise ». Apparemment, il ignore qu’un classement sans suite ou un non-lieu n’ont jamais été preuves que les faits décrits par la victime n’ont pas eu lieu : ils se déduisent en réalité du fait que la justice n’a pas réuni suffisamment de preuves et que le doute profite à l’accusé – principe fondamental de notre droit. Quand ces décisions sont prises, beaucoup de procureurs prennent néanmoins le temps d’expliquer à la victime que sa parole n’est pas mise en doute mais qu’il s’agit d’un aveu d’impuissance de la justice.
 
Dans un texte publié sur le site « Mémoire Traumatique », la docteure Muriel Salmona rappelle les conséquences de tels actes : « Les violences subies pendant l'enfance quand elles ne sont pas prises en charge sont un des déterminants majeurs de la santé et du bien-être d'une population : une étude américaine récente sur 17 000 personnes montre, 50 ans après des violences et des négligences subies pendant l'enfance, une augmentation considérable et proportionnelle de morts précoces, de pathologies organiques (…), de pathologies psychiques (…), de conduites addictives (…), de troubles de l'alimentation, de conduites sexuelles à risque, de violences à nouveau subies et de violences commises, de désinsertion sociale (Felitti VJ, ACE Study, The Relationship of adverse childhood experiences to adult health status, 2010) ».
 
Après cette diffusion, nous sommes immédiatement montés au front grâce à une pétition interpellant France 5 afin que la chaîne prenne ses responsabilités. De même, 25 plaignants se sont déclarés devant le Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM). Nous nous sommes déplacés deux fois à Marseille, le Conseil des Bouches du Rhône de l'Ordre des Médecins a fait pression sur nous pour ne pas médiatiser l'affaire. Les plaintes ont enfin été transmises à la chambre disciplinaire de Première Instance des Bouches du Rhône le 19 décembre 2013. Va-t-elle les déclarer recevables ? La décision doit intervenir dans les six mois.
 
Un enfant ne peut pas donner son consentement
 
Le 9 octobre 2013, le docteur Mimoun, gynécologue et sexologue de l'AP-HP, écrit sur le site collaboratif « Le Plus » du Nouvel Observateur un article intitulé « Il n’y a pas d’âge pour son premier rapport sexuel ». Il y prétend que des rapports sexuels entre adultes et enfants ne sont pas préjudiciables pour l'enfant « tant qu'il n'y a pas de violence ». L'article est retiré par la rédaction après avoir été lu par 6 000 personnes.
 
Pourtant, le gynécologue assume ses propos. S'il admet qu’une relation sexuelle peut laisser des séquelles à un enfant, il ajoute : « Mais celles-ci peuvent aussi bien être négatives que positives ». Il illustre ses dires en prenant pour exemple les propos de Daniel Cohn-Bendit dans son livre Le Grand Bazar (1975), dont certains passages évoquent des rapports physiques ambigus (échanges de caresses et d’attouchements entre adultes et enfants).
 
La juriste Azur Schmitt écrit dans un commentaire de sa lettre au procureur de la République (publiée sur son blog « La correctionnalisation du viol, la négation d’un crime ») : « Il ne connait pas la définition du viol. Il restreint le viol à la notion de violence. Le viol est un acte de pénétration par violence, menace, contrainte ou surprise. Un enfant de huit ans n'est pas en mesure de donner un consentement, autrement dit le viol va de soi ». Suite à son courrier, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a convoqué le docteur Mimoun. Nos associations réclament une sévère sanction du CNOM à l’égard de ce médecin promouvant une désinformation sur les traumatismes sexuels dans l’enfance.
 
L’apologie de la pédophilie sous prétexte de littérature
 
Enfin, récemment, l’écrivain Gabriel Matzneff a repris de vieux textes datant de 1954 à 2012 pour en faire un recueil : Séraphin, c'est la fin. Cet ouvrage a reçu le prix Renaudot Essai le 4 novembre 2013. Pourtant, ce livre contient des passages pédopornographiques où l’auteur relate ses expériences sexuelles avec des enfants mineurs. En voici des extraits :
« Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare. »
« (Orlando, 14 ans) Son petit dos, ses jolies petites fesses semblables à des pommes, ce délicieux petit trou du cul, quelle divine étroitesse, quelle chaleur, quelle fermeté ! Après l’amour, il se plaint que je l’ai possédé trop brutalement. »
« Vendredi soir. Journée délicieuse entièrement consacrée à l’amour, entre ma nouvelle passion, Esteban, beau et chaud comme un fruit mûr, douze ans, le petit que j’appelle Mickey Mouse, onze ans, et quelques autres, dont un de huit ans… »
 
Comment se peut-il que de telles pages reçoivent le Prix Renaudot Essai sous prétexte de littérature ? Le fait de raconter ces actes dans l’essai caractérise une apologie de la pédophilie. Parmi les militants des droits de l’enfant, l’association Art Thérapie Virtus expose sur son blog les risques de telles publications : « Le discours véhiculé dans Les Moins de seize ans de Gabriel Matzneff pourrait faciliter le passage à l’acte de pédophiles, qui pourraient lire son essai et s’en servir pour justifier et dédramatiser leurs actes. »
 
Une banalisation aux conséquences graves
 
Les exemples s’accumulant, le CRIFIP a créé une pétition sur Change.org dénonçant la banalisation des propos faisant l’apologie de la pédophilie. Nous redoutons en effet une atténuation de la loi protégeant les mineurs, en raison de multiples indices depuis quelques années : création d'un parti pro-pédophile au Pays-Bas, amalgame entre homosexualité et pédophilie (« si l'homosexualité n'est plus un crime, la pédophilie ne doit plus l'être non plus »), ministres et personnalités racontant ouvertement leurs expériences pédocriminelles, etc.
 
Nous le rappelons, les conséquences des violences sexuelles faites aux enfants sont multiples : sur leur santé mais aussi sur leur vie intime, psychique, sexuelle et professionnelle. De nombreuses études scientifiques, témoignages, ouvrages le prouvent : 56 % à 80 % des victimes nécessitent des soins, soit l'immense majorité (Dufour et al 2000). Gardons à l’esprit les recommandations de la Haute Autorité de Santé qui affirme : « La gravité des séquelles sur la santé physique (troubles du comportement alimentaire, addictions…), sur le développement psychique (dépression, pulsions suicidaires…) et sur la vie sociale des victimes (peur des autres…) fait de l'inceste un enjeu sanitaire et sociétal majeur ».

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Le Vériteur

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CRIFIP Asso

Docteure en Psychologie sociale (Paris V) et grand-mère. A la suite de confidences de jeunes adultes, il y a 12 ans, j'ai découvert les dégâts causés par des violences sexuelles subies dans l'enfance, apparaissant des dizaines d'années après les faits. Horrifiée et incrédule devant l'ampleur de l...
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