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Ma vérité sur l’essai clinique Ipergay

Thème : Santé, Société
Publiée le 27/08/2012 |
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Révélée par ASIGP-VIH |
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L’essai Ipergay ne parle que de la réduction de risque de contamination du VIH avec le Truvada®, en minimisant les cotés négatifs de ce type de prévention.

Ipergay, le faux espoir et les mensonges pour vendre un médicament

Ipergay c’est quoi ? Pour faire simple, cela consiste à donner des comprimé de Truvada® (un antirétroviral qui sert déjà au traitement des séropositifs) ou un placebo (pour simplifier un cachet de sucre). Les volontaires de cet essai ne savent pas s’ils reçoivent le Truvada® ou le placebo, la répartition se fait par tirage au sort.  Tous les volontaires sont séronégatifs et en bonne santé. Le but de cet essai est de tester l’efficacité du Truvada® sur une personne non malade et de voir si elle reste séronégative même en ayant des rapports sexuels non protégés. Sur le papier c’est bien, mais dans la réalité c’est autre chose. Je ne suis pas que le président de l’ASIGP-VIH, je suis employé dans un sauna gay. L’association existe parce que des clients du sauna ou je travaille trouvent dangereux la voie que prend la recherche. Depuis que je suis employé dans ce sauna, je suis très investi dans la prévention en général auprès des clients.

Avec la décision de FDA (Food and Drug Administration) de mettre sur le marché le Truvada® en prévention, j’entends déjà des clients dire que c’est la fin de la capote. Les grands professeurs bien pensant ont beau dire que c’est en combinaison avec la capote, dans la course à la gloire et sous la pression constante du lobby des laboratoires, les chercheurs oublient une chose. Nous sommes des humains pas des robots qui ne font que ce qu’on leur dit de faire, on sait pertinemment qu’on ne suit jamais à 100% les recommandations qui nous sont faites. Posez vous ces questions : faites vous toujours une fellation, un cunnilingus, un anulingus avec préservatif ? Vous avez toujours mis un préservatif avant une pénétration ? Même pour un simple aller retour ? Puisque certaines IST sont transmissibles par simple contact, mettez vous des gants avant de toucher les parties génitales ou anales votre partenaire? Combien ont arrêté un traitement antibiotique avant la fin parce qu’ils se sentaient mieux ? Voilà ce que je veux dire quand je dis que nous sommes humains et que nous ne suivons pas 100% de ce qu’il faudrait faire.

L’essai Ipergay ne parle que de la réduction de risque de contamination du VIH avec le Truvada®, en minimisant les cotés négatifs de ce type de prévention.

• Troubles digestifs (diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales, inconfort digestif).

• Troubles neuropsychiques : maux de tête, vertiges, insomnie, rêves anormaux, fatigue,

• Au niveau cutané, possibilité d’éruption cutanée, urticaire, troubles de la pigmentation (décoloration possible surtout chez les sujets de race noire : paumes et plantes des pieds).

• Truvada® peut avoir (rarement) un effet sur la fonction des reins et diminuer la quantité de phosphate dans le sang, ce qui pourrait provoquer une baisse de la densité osseuse à long terme. Au cours du traitement par ténofovir, votre médecin vous prescrira donc régulièrement un bilan sanguin de la fonction rénale.

• Au niveau biologique, il peut survenir une chute des globules blancs (neutropénie), des globules rouges (anémie), une augmentation excessive des graisses dans le sang ou triglycérides (hypertriglycéridémie) et/ou du sucre dans le sang (hyperglycémie). On peut également observer des anomalies des tests biologiques de la fonction hépatique ou pancréatique.

Ceci n’est que la liste des effets secondaires du Truvada®, l’antirétroviral du laboratoire Gilead, qui est utilisé dans l’essai Ipergay. C’est d’ailleurs le seul médicament qui à été utilisé dans tous les essais mondiaux, que ce soit sur les hétérosexuels ou sur les homosexuels.

L’étude FemPrep, une étude évaluant l'efficacité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) comme moyen de prévention chez les femmes africaines séronégatives a été arrêté précocement.

Le 18 février 2011 le taux de contamination chez les participantes à l'étude, était de 5%, avec autant de contaminations dans les deux bras (28 dans le groupe recevant du Truvada® et 28 dans celui recevant du placébo).

Suite à ce constat Family Health International (FHI) a décidé de stopper l’essai.

L'étude était menée par l'organisation FHI en partenariat avec des chercheurs africains et concernait 1.951 femmes séronégatives du Kenya, de Tanzanie et d'Afrique du Sud.

Cette région du monde est l'une des plus touchées par le VIH. Les participantes recevaient de manière quotidienne le Truvada® ou un placebo.

Enfin, FIH note un nombre plus important de femmes enceintes dans le bras sous

Truvada®, sans pouvoir encore l'expliquer. On attend l'analyse approfondie pour mieux comprendre les raisons de cet échec qui devrait être connu début 2012

Une preuve scientifique irréfutable qui démontre que le Truvada® n’est pas la solution et pourtant cette étude n’a pas été remise à la FDA (Food and Drug Administration), équivalent ANSM (Agence National de Sécurité du Médicament), pour la prise de décision de mise sur le marché du Truvada® en Prep qui à été attribué le 16 juillet 2012.

Comme bien souvent, les essais ont lieu sur le continent africain. Le continent le plus touché par le VIH. Quand un  essai ne démontre pas l’efficacité d’un médicament, bien trop souvent la faute est rejetée sur les volontaires qui n’auraient pas pris les substances correctement. Mais quand ça marche, c’est grâce au génie du scientifique qui à dirigé l’essai. Les volontaires qui mettent leurs vies en jeu sont trop peu souvent remerciés et facilement oubliés.

L’essai Iprex concernait 2.499 hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il s'est déroulé dès 2004 au Pérou, au Brésil, en Équateur, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Thaïlande.

Les personnes prenaient quotidiennement du Truvada ou un placebo, pour un suivi d'en moyenne 1,2 an.

Résultat : un risque d'infection réduit en moyenne de 44 % avec le Truvada. 34 infections

VIH bras Truvada, 64 infections VIH bras placebo, 326 cas de syphilis, 13 infections hépatite B confirmées + 48 infections hépatite B indéterminées malgré vaccination hépatite B.

Il s'agissait d'hommes plutôt jeunes et à haut niveau de risque, recrutés principalement en Amérique du sud et Centrale.

La tolérance est loin d’être satisfaisante, taux de créatinine plus élevé dans le bras Truvada, maux de tête, dépression, nausées, pertes de poids supérieures à 5%, diarrhées

C’est en se basant sur cet essai que l’ANRS (Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales) à lancé en janvier 2012 l’essai Ipergay. Le protocole de l’essai et relativement identique, si ce n’est que les volontaires prendront le Truvada® ou le placebo en intermittent au lieu de le prendre en continu. L’espoir des chercheurs et de démontré une meilleur tolérance ainsi qu’une protection supérieure à celle de l’essai Iprex.

Même dans l’hypothèse ou cela serais démontré, les chercheurs font preuves d’une naïveté des plus affolantes. Ce type de prévention est toujours présenté comme complémentaire du préservatif. La nature humaine est faite de telle façon que jamais nous ne suivons l’intégralité des préconisations. Essayons de voir un peu plus loin que le bout du nez des scientifiques et prévoyons ce qui va se passer s’ils persistent dans cette voix.

En 2015 le Truvada est autorisé à la vente en Europe en tant que Prep. Les personnes à qui il arrive de prendre des risques occasionnellement ou régulièrement achètent leur boite de pilule bleu. Pendant six mois, un an, ils ne modifient pas leurs habitudes. Suite au dépistage régulier, ils ne sont toujours pas séropositifs, ils n’ont eu que la syphilis, une blennorragie, un papillomavirus et accessoirement pour les pratiques harde l’hépatite C. Ça marche ! Ils ne sont pas séropositifs. Mais voilà, vicieusement le VIH est devenu résistant au Truvada®. Il à muté.

Ce n’est pas de la science fiction mais bien la réalité. Il y a déjà une mutation du virus qui a été constaté au cours des différents essais. La M184V qui rend le Truvada® inefficace. Personne à ce jour n’a parlé de cette mutation. Le nombre d’hépatites C augmente régulièrement, il en est de même pour la syphilis. Comment pourrait-il en être autrement du moment où l’on fait passer les IST (Infection Sexuellement Transmissible) pour des problèmes secondaires puisqu’on les soigne. Et pourtant le sida fait 300 décès environs par an, alors que les hépatites en font plus de 4000. Sans oublié cette blennorragie multi résistante qui  a été découvert la première fois au japon et qu’aucun traitement ne soigne.

Voilà le monde qui nous attend. Après une baisse du nombre de contamination du VIH et une explosion des IST, une remonté en flèche du VIH.

À qui profite cette soit disant nouvelle avancée ?

Au laboratoire Gilead bien sûr. C’est coup double pour lui. En plus des centaines de millier de personnes séropositives prenant le Truvada®, c’est un marché de million de personnes séronégatives qui s’ouvre.  Tout le monde se rappel des millions de cachet de Tamiflu® acheter par les états lors de l’alerte de grippe. Médicament qui appartient également à Gilead. Si le lobby du laboratoire poursuit son œuvre, ce sera des milliards de cachet vendus. A environ 500€ la boite de 30 cachets je vous laisse faire le calcul. Ne croyez pas que Gilead est altruiste, bien au chaud dans ses tiroirs plusieurs molécules sont déjà prêtes à répondre lors que le Truvada® ne sera plus efficace. Déjà toute une palette de médicament est disponible pour les personnes séropositives. Atripla ®, Complera®, Emtriva® et Viread® sont là pour prendre le relais du Truvada® une foi contaminée, en combinaison avec les médicaments des autres laboratoires. Hepsera®  également propriété de Gilead est là pour s’occuper des Hépatites B. altruisme ! Certainement pas. Technique commercial pour vendre, surement ! D’autant plus que les ventes sont en premier réservés au pays industrialisé et non au pays en voie de développement. Autant garder le réservoir africain pour continuer les essais sur eux, plutôt que de soulager ce continent qui souffre.

Ne croyez que seul Gilead tire bénéfice de tout ça. Le laboratoire à trouver son meilleur soutien en France auprès de l’association AIDES. De par le passé AIDES était indispensable pour les séropositifs de par son soutien, sa présence sur le terrain, ses actions et son engagement inconditionnel. Ce temps est bel est bien révolu. Au début de l’épidémie de sida, les connaissances étaient extrêmement mince est bien souvent approximative, aujourd’hui c’est loin d’être la même chose et pourtant AIDES reste approximative voir mensonger dans les informations qu’elle dispense. Un exemple concret concernant l’essai du Professeur Hirschel. Dans une interview du 24 juillet 2008 accordé à seronet.info, un média de AIDES, le Professeur Hirschel déclarait :

« L'absence d'"infectiosité" est soumise à certaines conditions : un traitement qui dure un certain temps (six mois au moins), une virémie indétectable prouvée pendant six mois, et une bonne observance (plus de 95 % des comprimés pris selon les prescriptions du médecin). A ces conditions, le risque de transmission est très bas. S'ajoute une autre condition, peut-être un peu moins fondée, c'est l'absence d'infections sexuellement transmissibles [IST ou ITS au Québec]. Ces infections causent des inflammations au niveau génital, ce qui "attire" le VIH. Notre annonce est donc une information importante pour des personnes qui veulent avoir des enfants, car, avec des préservatifs, ça ne marche pas ! En revanche, notre annonce ne dit pas que dans des relations occasionnelles vous pouvez arrêter le préservatif, car vous ne connaissez pas assez votre partenaire. Par exemple, vous ignorez s'il prend son traitement. Pour en juger, il faut quand même bien le ou la connaître. L'annonce intéresse donc surtout les couples stables et de statuts sérologiques différents. Dans une relation occasionnelle, la probabilité est moindre d'obtenir des informations fiables sur les situations de chacun. Et puis, il y a d'autres raison d'utiliser des préservatifs : contre certaines IST et comme moyen de contraception. »

Cette déclaration est transformé par AIDES en « un séropositif sous traitement n’est pas contaminant ». Imaginez un couple gay libre sérodiscordants, la personne séronégative attrape une IST qui passe inaperçu, comme c’est souvent le cas de la phase 1 de la syphilis. Son ami séropositif continu d’avoir des rapports non protégé avec lui puisque AIDES à dit qu’il était plus contaminant. Manque de pot son ami a une porte d’entrée géante au VIH avec sa syphilis et il se retrouve séropositif. Bonjour la culpabilité que l’on doit ressentir.

Une autre aberration. Demandez un préservatif lors d’une action de AIDES, leur nouvelle politique est de ne pas distribuer de préservatifs pendant les actions de prévention.

AIDES fait parti des investigateur de l’essai Ipergay. Ils sont en charge du recrutement et du counseling (prévention renforcé) des volontaires de l’essai. Rien à redire sur le counseling ou l’encadrement des volontaires qui est exceptionnel. En ce qui concerne le recrutement c’est loin d’être la même chose.  AIDES est la seul association au niveau national à pouvoir effectuer des TROD (Test Rapide d’Orientation au Diagnostique)  qu’ils on rebaptisé test de dépistage rapide alors que ce n’est qu’une orientation au diagnostique qui n’est efficace que 3 mois après la prise de risque. Lors de ses actions de TROD à Paris, quand un gay annonce qu’il prend des risques, il se voit proposer d’intégrer Ipergay. AIDES trouve tout à fait normal d’utiliser le TROD pour faire du recrutement.

Nous rappelons juste que le TROD est fait pour détecter les personnes séronégatives qui ne le savent pas et qui sont en échec de prévention. En cas de résultat positif, la personne est accompagnée et soutenu pour qu’elle entre dans un parcours médical et devienne acteur de sa santé. Quelqu’un qui va faire un TROD le fait pour lui, pour savoir ou il en est et s’il fait prendre des risques à ses partenaires. Jamais AIDES ne s’est vu attribuer les autorisations d’effectuer le TROD pour faire du recrutement d’essai clinique.

Dernier point et non des moindre. On comprend mieux le soutien de AIDES à Ipergay et donc au laboratoire Gilead quand on se rend sur la page internet française de Gilead (http://www.gilead.com/france_francais). La liste des associations française qui on reçu des subventions de ce laboratoire. AIDES est en tête avec 100 000 euro. Act-up 40 000 euro. Le Sidaction atteint à peine 40 000 euro, Sida Info Service et son formidable  le 190-centre de santé sexuelle, se voit tout juste gratifié de 30 000 euro quand à Sol En Si 31 240 euro pour être précis. On comprend beaucoup mieux qu’AIDES se batte bec et ongle pour la poursuite de l’essai Ipergay, ce qui permettrais à Gilead de faire une demande en Europe de mise sur le marché du Truvada® en prévention.

La FDA a été le pantin du laboratoire Gilead espérons que l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) ne sera pas son pantin français.

 

 

 

 

Mots-clés : Ipergay,homosexuel

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Le Vériteur

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ASIGP-VIH

L’Association de Suivi et d’Information des Gays sur la Prévention du VIH a été créer suite à la consultation communautaire effectuer par Stéphane MINOUFLET, au sein de l’établissement gay dans lequel il est employé, concernant l’essai Ipergay. L’objectif premier était de collecter toutes les...
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