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Pédophilie : « J’ai été consommateur de pédopornographie »

Publiée le 23/06/2015 |
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Révélée par Ange Bleu |
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Photo de la Vérité
Je n’ai jamais abusé d’enfants, mais j’ai consommé des images pédopornographiques pendant des années avant de découvrir l’Ange Bleu.
J’ai 28 ans et je suis jardinier. J'ai très peu d'amis, je ne sors que rarement, je n'ai jamais eu de petite copine. Je suis proche de ma famille, surtout de ma petite sœur. Enfant et ado, j’étais très timide, un peu gros, j'avais peur de tout, j’étais la tête de turc de mes camarades de classe. Aller à l’école et au collège était une épreuve, je ne me sentais à l'aise nulle part et n'avais personne à qui me confier. J’étais triste et je préférais m'enfermer dans mon monde imaginaire plutôt que jouer avec mes camarades.
 
Tous mes proches, mes clients, mes collègues de travail, mes voisins vous diront que je suis un jeune homme poli, serviable, travailleur, toujours souriant, qui ne sait pas dire « non », timide et réservé. Ils vous diront que je ne suis jamais sorti avec une fille, que j’habite encore chez ma maman, à 28 ans, dans ma chambre d’enfant, avec mes collections de figurines et de mangas d'un autre temps. Mais tous ignorent la part d'ombre et les démons qui, depuis mes 17 ans, m'habitent. Ils sont tous bien loin de se douter de ce qui, pendant longtemps, s'est passé dans ma chambre le soir, la nuit, les dimanches, les jours où je ne travaille pas, le matin avant de partir au travail et même pendant mes pauses.
 
Le darknet, l’addiction aux drogues et à la pédopornographie
 
La dure réalité des choses, c'est que j’étais totalement accro aux drogues synthétiques, à l'alcool… et à la pédopornographie. Je pouvais passer des heures, des nuits ou des journées entières, enfermé chez moi, sous l'effet de ces produits ou à jeun, sur des sites ou des forums. Je recherchais des films, des images où des fillettes de 5 à 12 ans étaient violées par des adultes ou obligées d’avoir des relations avec d'autres enfants ou exhiber leurs parties intimes. Je me rendais également sur des sites où l'on pouvait trouver des mangas et autres dessins d’animation qui mettaient en scène des rapports sexuels souvent violents entre enfants ou entre enfants et adultes.
 
Cet univers, le darknet, qui préserve l'anonymat de ces utilisateurs par des logiciels ou applications mobiles qui brouillent les adresses IP, j'y avais accès extrêmement facilement sur mon ordinateur, ma tablette tactile ou mon smartphone. En quelques clics, j'accédais à des milliers de vidéos, d’images et de mangas pédopornographiques. Je pouvais télécharger mes fichiers préférés ou les regarder en streaming, je pouvais rentrer en relation avec d'autres pédophiles via des forums. Tout cela était entièrement gratuit et sans inscription. C'était aussi via le darknet que je commandais mes drogues qui arrivaient directement dans ma boîte aux lettres.
 
Le doigt dans l’engrenage
 
Tout a commencé quand j’avais 17 ans. J’ai commencé à travailler et je me suis payé un ordinateur avec une connexion Internet. J’ai découvert la pédopornographie par hasard, sur un logiciel d’échange de fichier (P2P) en cherchant à télécharger des épisodes de mon manga préféré. Dans le fichier téléchargé, la petite fille du manga original – une collégienne combattant des monstres grâce à ses pouvoirs magiques – était dénudée et avait des rapports sexuels.
 
J’ai alors commencé à télécharger des vidéos plus « hard » avec des enfants réels : j'avais mis le doigt dans l'engrenage sans le vouloir. Mes addictions me rendaient paranoïaque. J’avais peur d’être découvert, qu’un proche allume mon PC et tombe sur ces fichiers compromettants, que la police me repère sur le net et m’arrête. Malgré toutes les précautions que je prenais pour masquer mon identité sur le net, je vivais dans la terreur d’être découvert. Je pensais, si ça arrivait, mettre fin à mes jours.
 
La souffrance psychologique
 
De nombreuses fois, j'ai voulu sortir de cet engrenage infernal. Je formatais mes disques durs, jetais mes sachets de drogues, mais ça ne durait jamais. Une semaine ou quinze jours plus tard, je revenais sur le darknet. J'avais peur d’être découvert de perdre mes amis, ma famille, d’être viré de la maison familiale, condamné par la justice, voire emprisonné… mais l'addiction était la plus forte.
 
Depuis l’âge de 17 ans, j’avais été hospitalisé huit fois en psychiatrie pour dépressions, tentatives de suicide, addictions aux drogues et à l'alcool. J’étais suivi par un psychiatre depuis huit ans et je n'avais jamais pu lui parler de mon addiction à la pédopornographie. J’étais en grande souffrance, je n'avais plus envie de rien, je ne pensais plus qu'à ces images. Je me voyais comme un monstre. Plus je vieillissais, plus j'avais peur de déraper. Je passais tous les jours devant l’école primaire et le collège. Est-ce qu’un jour je m’arrêterai pour tenter d'aborder ces petites filles, de les faire monter dans mon véhicule, de les amener dans un coin tranquille et franchir la zone rouge ?
 
La découverte de l’Ange Bleu
 
Le 26 mai 2015, alors que j’avais encore passé la nuit à regarder des vidéos pédopornographiques, j'ai commencé, vers quatre heures du matin, à visionner des reportages sur les pédophiles, dont celui de la chaîne LCP avec Latifa Bennari. J’ai ensuite écouté une émission de radio qu’elle avait faite et j'ai consulté le site de l’association. Je connaissais alors l’Ange Bleu depuis environ trois ans mais je n’avais encore jamais franchi le cap.
 
Le soir, dès mon retour du travail, j'ai créé une boîte mail avec de fausses coordonnées au cas où mon mail serait intercepté. J'ai fini par envoyer un message de détresse aux alentours de 19 heures. Je lui ai raconté ma vie, ma souffrance, mes addictions, etc. A 23 heures 30, j'ai reçu une réponse de Latifa. J'ai lu, très angoissé, et j'ai fondu en larmes dès les premières lignes. Comment cette femme pouvait-elle être aussi douce et montrer tant d’empathie envers un monstre comme moi ? Elle me rassurait, me disait que je n'étais pas le seul dans ce cas, me disait que je n'étais pas l’horrible monstre que la société décrivait et me félicitait pour mon courage. Elle me disait que je pouvais m’en sortir en me sevrant de mes addictions.
 
Je me sentais revivre, je n'étais plus seul face à mes démons, je comprenais qu'avec son aide j'allais pouvoir sortir de ma prison virtuelle et vivre la vie que j'avais toujours voulue. Le lendemain matin j’ai effacé tous les disques durs et jeté à la poubelle tous les mangas érotiques avec des fillettes. Par la suite, j'ai continué à échanger des mails avec Latifa et à lui parler au téléphone.
 
De nouvelles perspectives
 
Depuis le premier mail envoyé à Latifa, je ne suis pas retourné sur le darknet et je n’ai plus visionné de vidéos, d’images ou d’autres supports pédopornographiques. Je n’ai plus non plus consommé de produits stupéfiants ou d’alcool. Samedi dernier, j’ai participé à un pique-nique sur la plage où étaient présentes quatre petites filles de 4 à 10 ans. J’ai joué avec elle au ballon et au « gendarme et au voleur » sans ressentir de pulsion ou d’attirance malsaine. Nous avons simplement joué ensemble dans une relation d’adulte à enfants complètement saine.
 
Je me sens parfois encore un peu fragile, mais je m’accroche. J’ai franchi un grand cap et ma vie a retrouvé du sens. Je prends plaisir à rencontrer de nouvelles personnes, je cherche une copine de mon âge. Je suis plus serein, confiant et je travaille sur mon développement personnel. J’ai mis en route des projets de vie sur les plans professionnel, affectif, sportif. J’espère fonder une famille. Aujourd’hui, je voudrais remercier Latifa qui m’a donné cette impulsion pour m’en sortir. Je suis fier de moi et de ma nouvelle vie : j’ai encore beaucoup de travail à accomplir mais je pense avoir acquis le bon état d’esprit.
 
Je souhaite aujourd’hui partager ce message d’espoir avec le maximum de personnes, notamment celles qui sont dans mon cas. Ce qui a marché pour moi marchera pour beaucoup de pédophiles abstinents.
 
Un pédophile abstinent et qui compte le rester toute sa vie

Le Vériteur

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Ange Bleu

L’association « L’Ange Bleu » (A.N.P.I.C.P : Association Nationale de Prévention et d’Information concernant la Pédophilie) a pour but d’organiser une activité nationale pour développer la prévention de la maltraitance sexuelle d’enfants et l’information concernant la pédophilie, en relation avec...
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