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Non au déremboursement des traitements contre l’arthrose

Publiée le 22/11/2013 |
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Révélée par AFLAR |
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De nombreux traitements contre l’arthrose seront bientôt déremboursés. Empêchons cette aberration.
L’AFLAR (Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale), reconnue d’utilité publique depuis 1937, se mobilise aujourd’hui pour lutter contre le déremboursement dans les prochains mois de nombreux traitement dédiés aux patients souffrant d’arthrose. Aujourd’hui, l’association et les dix millions de malades qu’elle représente sont très inquiets.
 
L’arthrose est une maladie très fréquente qui touche plus de 10 millions de Français soit 17% de la population (1). Elle se manifeste par une gêne fonctionnelle et des douleurs très handicapantes. L’arthrose est la seconde cause d’invalidité dans notre pays (2).
 
Des déremboursements… mais pas d’alternative !
 
Les médicaments dits AASAL pour « anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente », touchés par ces futurs déremboursements, sont les seuls ayant reçu une autorisation de mise sur le marché pour le traitement prolongé de l’arthrose. Même sentence pour la viscosupplémentation par acide hyaluronique, un autre traitement aujourd’hui utilisé. Certes, ces soins ont une efficacité faible ou modérée, mais réelle. Pourtant, la Commission de la transparence de la HAS (Haute Autorité de Santé), jugeant leur service médical rendu insuffisant, propose leur déremboursement.
 
Cette décision, sans aucune autre alternative médicamenteuse pour le traitement de fond, entraînera un report massif vers la prescription prolongée de médicaments de substitutions que sont, par exemple, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS). Or, ces derniers ont des effets indésirables beaucoup plus importants, comme une accentuation de la toxicité gastrique, rénale, hépatique et cardio-vasculaire. Le risque d’induire un problème sanitaire aigu provoquant plusieurs milliers de cas graves et de décès n’est donc pas négligeable car la France compte près d’un million de consommateurs d’anti-arthrosiques. A titre de comparaison, les AINS sont responsables de 16 000 décès par an aux Etats-Unis.
 
52 millions d’euros d’économie, vraiment ?
 
Si aujourd’hui le gouvernement prend une telle décision c’est, dit-il, pour faire économiser 52 millions d’euros par an à l’Assurance Maladie (3) – 26 millions pour les AASAL et 26 millions pour la viscosupplémentation. Mais ces déremboursements sont d’autant plus aberrants qu’ils seront totalement contre-productifs, engendrant plus de coûts qu’ils ne permettront d’économies. Un exemple : celui de la viscosupplémentation par acide hyaluronique
 
Cette technique visant à injecter une substance visqueuse et élastique dans le genou du patient afin d’en améliorer le fonctionnement et de réduire la douleur sera elle aussi intégralement déremboursée (contre un traitement par an et par genou pris en charge aujourd’hui). Or, on estime que ce soin permet de réduire significativement le recours à la chirurgie et d’épargner ainsi la pose de quelque 190 000 prothèses de genou dans les trois années à venir (4). Lorsqu’on sait que le coût d’une prothèse est estimé à plus de 11 900 euros (5), il est évident que l’économie réalisée grâce aux déremboursements ne compensera pas le surcoût occasionné par la chirurgie.
 
Oui, l’arthrose est une vraie maladie
 
La volonté des autorités de santé de dérembourser ces traitements qui facilitent la vie des malades n’est que l’ultime acte d’une entreprise de déconsidération qui dure depuis des années : conséquence inévitable liée à l’avancée en âge, fausse maladie inventée par les laboratoires, l’arthrose est discréditée. Pourtant la souffrance des personnes touchées est tout sauf imaginaire !
 
Entre décembre 2012 et avril 2013, l’AFLAR a réalisé une grande enquête nationale auprès des malades sur son site stop-arthrose.org. Plus de 5 000 personnes ont répondu et il en ressort que l’arthrose est un fardeau lourd engendrant douleurs (89,4%) et dégradation de la qualité de vie des personnes malades avec des impacts non négligeables : 70% des malades répondants déclarent une gêne importante due à la maladie au travail, 80% sur leur moral et 64% sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Plus d’un quart des personnes qui ont répondu ont aussi indiqué que l’arthrose a un impact sur leur vie de couple et sur leur vie sexuelle.
 
Un retour en arrière dans la prise en charge de l'arthrose
 
Ces séries de déremboursements représentent un retour en arrière de plus de 30 ans dans la prise en charge de l’arthrose en France. Depuis plusieurs mois, l’AFLAR multiplie les courriers au gouvernement ainsi qu’au Président de la République, et a publié une lettre ouverte dans une dizaine de médias. Toutes ces actions sont hélas restées lettres mortes. Pour ne pas laisser complètement démunis tous les malades, l'AFLAR a lancé une grande pétition nationale qui recueille à ce jour plus de 8 700 signatures.
 
Aidez-nous, signez !
 

(1) - Claude Le Pen Revue du Rhumatisme 72 (2005) 1326–1330
(2) - Fautrel et col. joint bone spine 2005 May ; 72(3) : 235-40
(3) - Loi n° 2012-1404 du 17 décembre 2012 de financement de la sécurité sociale pour 2013
(4) - Mar & al. Rev Esp Cir Ortop Traumatol 2013; 57:6-14
(5) -  Bertin & col. Communication orale SFR 2012

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AFLAR

L'Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale est la seule association dédiée à l’ensemble des affections ostéo-articulaires. Fondée en 1928, elle est reconnue d’utilité publique depuis 1937. Cette organisation ombrelle regroupe des associations affiliées, des professionnels de santé et des ...
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