« Je n’en peux plus, je veux mourir. » Lancinante, douloureuse, cette phrase ponctue sans relâche l’émouvante tribune de Marie-Pascale Doutriaux. Atteinte d’une sclérose en plaques fulgurante, cette ancienne chercheuse du CNRS rouvre le débat sur l’euthanasie.

Le mot est tabou. Jusqu’à présent, la fin de vie des patients reste régie par la loi Leonetti qui a pour objet d’éviter l’euthanasie, grâce au développement des soins palliatifs et à la possibilité d’arrêter le traitement des patients sous certaines conditions. Lors de sa campagne, François Hollande s’était engagé à « introduire la possibilité de bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité, dans des conditions précises et strictes ».

Un rapport, dirigé par le professeur Didier Sicard et remis au gouvernement en décembre 2012, préconisait que l’assistance au suicide puisse être envisagée dans certains cas de maladie incurable et évolutive, mais évoquait peu l’aide active à mourir. Le 1er juillet, le Comité consultatif national d’éthique rendait un avis proposant quelques évolutions mais ne tranchant pas sur l’assistance au suicide. Depuis François Hollande s’est déclaré favorable à l’ouverture d’un débat public sur cette problématique, évoquant la possibilité d’un projet de loi d’ici la fin de l’année

Toujours pas de législation concrète, donc, sur cette épineuse question. Sur maVéritésur, médecins, familles et malades ont déjà choisi de s’exprimer en faveur de, ils n’ont pas peur du mot, l’euthanasie.

Dans notre dossier, retrouvez :
-          « Ma douleur, votre satisfaction : mon droit de mourir » : la tribune de Marie-Pascale Doutriaux, atteinte d’une sclérose en plaques fulgurante. En souffrance, elle ne cesse de répéter à sa famille et ses médecins qu’elle veut mourir
-          « Les citoyens gravement malades deviennent-ils incapables de décider ? » : le médecin Bernard Senet a aidé certains de ses patients à mourir… aujourd’hui, il milite en faveur de l’euthanasie.
-          « Ma fille Coralie, 20 ans, est décédée par euthanasie » : Silviane Le Menn nous parle du drame de l’euthanasie. Il y a 20 ans, elle a aidé sa fille, atteinte d’un cancer des os du visage, à mettre fin à ses souffrances.
-          « Aide active à mourir pour des cas de non-vie tel que celui de notre fils » : Paul Pierra veut attirer l’attention sur le sort des patients en état végétatif, les oubliés des législateurs. En 2006, le décès de son fils a été un cauchemar.
-          « La fin de vie de mon père : quand « laisser mourir » ne suffit pas » : Aurélie Le Custumer parle de la fin de vie de certains malades. Privé d'eau, son père a mis trois semaines à mourir.

Aide active à mourir pour des cas de non vie tel celui de notre fils

Révélée le 20/03/2013 par PIERRA Paul
Nous attirons l'attention sur le sort des patients en Etat Végétatif Chronique comme notre fils, les éternels oubliés du législateur, les condamnés au silence. Nous sommes les parents d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversibl...

La fin de vie de mon père : quand « laisser mourir » ne suffit pas

Révélée le 09/12/2013 par LE CUSTUMER Aurélie
On a laissé mourir mon père en arrêtant de l'alimenter en eau : trois semaines de calvaire pour lui comme pour nous. Mon père était malade depuis longtemps. Il a commencé par avoir des problèmes de tension dans les yeux. S'ensuivirent des problèmes de coordination des membres et des cris...

Les citoyens gravement malades deviennent-ils incapables de décider ?

Révélée le 09/04/2013 par SENET Bernard
Bernard Senet milite en faveur de l’euthanasie et d’un traitement plus humain des patients en fin de vie. Bernard Senet a aidé certains de ses patients à mourir à domicile et a été médiatisé à l'occasion du décès de Chantal Sébire qui avait demandé à ce que la justice lui autorise un sui...

Ma douleur, votre satisfaction : mon droit de mourir

Révélée le 22/07/2013 par DOUTRIAUX Marie-pascale
A cause d'une sclérose en plaques fulgurante, j'ai tout perdu : mon corps, mon indépendance, mon métier, mes amis, ma maison. C'est ça la vie ? Je veux mourir. Ma sclérose en plaques (SEP) a été diagnostiquée en 2007. Avec un cas sur mille, les formes fulgurantes sont encore plus rare...

Ma fille Coralie, 20 ans, est décédée par euthanasie

Révélée le 28/03/2013 par ABADENNOU - LE MENN Silviane
Coralie, 20 ans, ma fille unique, a été euthanasiée 2 ans½ après un cancer des os du visage. Ce drame je peux en parler en connaissance de cause, je l’ai vécu ! Le 1er février 2013, Coralie, ma fille unique, aurait eu 40 ans ! Mais dans ma mémoire, dans mon cœur, Coralie aura éternelleme...

Ils révèlent leurs Vérités